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Chapitre 2. Paragraphe 3 par couleursdepots
Qu'est-ce que le spiritisme ? par angelcry
Qu'est-ce que le spiritisme ? (act III) par angelcry
Qu'est-ce que le spiritisme ? (act IV) par angelcry

 Les chroniques du Girku (act III)

2/4/2009

On s’aperçoit au fil de votre récit que les hommes créés par Enki perdent petit à petit, au cours des siècles et des millénaires, l’habitude d’entrer contact avec les Dieux, c'est-à-dire Enki, sa sœur, les Anunna, les Nungal bref, les administrateurs de l’installation coloniale agricole et minière. Les "Dieux" se griment, portent des perruques afin que leur aspect n’effraie pas les hommes qui entrent en contact avec eux. Il semblerait même que seuls, quelques hommes responsables de l’autorité et du clergé pouvaient communiquer avec les Dieux qui étaient dissimulés derrière des paravents (d’après Boulay ou Sitchin). Est-ce que l’on trouve des traces de cet épisode montrant la perte de contact entre hommes et "Dieux" dans les textes sumériens ?

Anton Parks : Oui, il est par exemple question de cela dans le mythe du déluge akkadien. Il s'agit de la tablette BM 98977 où le "dieu" Éa (Enki), le maître de l'Apsu (Abzu), visite Ut-napishtim (le Noé babylonien) et le prévient qu'un cataclysme décidé par le Haut Conseil des "dieux" recouvrira la Terre entière et qu'il ne laissera aucun survivant. Enlíl aurait, selon le texte, tenté de faire mourir de faim les travailleurs parce qu'ils se multipliaient trop vite à son gôut…

Pour rencontrer l'homme sans être vu – et surtout parce qu'il a juré dans l'Assemblé de ne pas prévenir les êtres humains – Éa-Enki, le maître des abysses, va se glisser derrière une palissade et engager une discussion avec le Noé akkadien : "Seigneur Éa, je t'ai entendu entrer. J'ai aperçu des pas semblables aux tiens. […] Durant sept années, ta [race] a fait mourir de soif des malheureux ! […] Apprends-moi donc quel est votre but ?". Éa prit la parole et s'adressa à la paroi de roseaux : "Palissade, ô palissade, paroi, écoute…"".

 

Vous décrivez dans votre livre une "réalité" qui se compose de plusieurs dimensions qui se superposent "comme dans une pyramide inversée". Nous, humains,  vivons, percevons et respirons dans la troisième dimension. Il y a en dessous de notre dimension, deux autres dimensions, deux autres "réalités" fréquentées par d’autres entités, notamment les Musgir, une race de reptiles très agressive. Les deux dimensions qui sous tendent la nôtre se nomment KUR-GAL et KUR-BALA. Il existe en outre des dimensions intermédiaires (KUR-GI-A et KUR-NU-GI) dans lesquelles se trouvent des entités "spirituelles" particulières et que l’on pourrait comparer à des enfers pour des âmes perdues. Est-ce que l’on trouve présentes dans les écrits et la culture sumérienne des traces de ces conceptions, de cette description du réel ? Ou bien, ces appellations relatives aux trois dimensions du Kigal sont l’exclusive des informations que vous avez captées, mémorisées puis interprétées ?

 

Anton Parks : Le terme KUR se retrouve abondamment sur les tablettes sumériennes. Les spécialistes des tablettes donnent au KUR plusieurs attributs comme : "monde inférieur" "l'enfer", "pays", "pays montagneux", "montagne", ou encore "pays étranger". Aux yeux des experts de l'Orient Ancien, la définition du KUR sumérien semble à la fois complexe et difficile à cerner tout simplement parce qu'ils ne conçoivent pas un monde formé de dimensions imbriquées les unes sur les autres. Le Kur avait deux significations distinctes aux yeux des Sumériens. Il s'agissait tout d'abord de la montagne où les "dieux" résidaient. Un lieu inaccessible aux mortels, à la fois universel et vivifiant, sans doute en relation avec le domaine primordial (Kharsağ) des Gina'abul-Anunna situé dans les montagnes du Taurus. Le deuxième sens de ce terme est le monde de l'au-delà, le pays des morts généralement situé sous l'écorce terrestre entre les eaux primordiales de l'Abzu et le monde habité du dessus. Nous savons donc qu'il ne s'agit pas dans ce cas de la terre creuse, l'Abzu, mais plutôt du domaine subtil des dimensions ou fréquences inférieures connectées aux souterrains où certains Gina'abul avaient établi leur demeure. Ce domaine, insaisissable pour le commun des mortels, symbolisait généralement le royaume des morts chez les Sumériens.

Françoise Bruschweiler, que je cite dans mon second ouvrage, a composé une magnifique étude sur le Kur dans son livre sur la déesse Inanna. Voici quelques points essentiels qui ressortent de son analyse : "Le Kur désigne la totalité de l'univers existant, au sein duquel s'est développé le monde terrestre, ultime étape du processus de matérialisation enclenché au premier stade de développement cosmogonique. La bipolarité du Kur est liée au cycle universel de la vie et de la mort… Le Kur est invisible par définition et contient tout ce qui ne relève pas de la réalité visible : les différentes générations de dieux qui forment le panthéon, tout ce qui existe, mais n'est pas encore apparu dans le monde matériel et tout ce qui, ayant achevé son existence terrestre, a été englouti par la mort ou la destruction… Dans le Kur se situent également les dieux mineurs, intermédiaires entre l'humanité et les divinités des catégories supérieures. On peut y ajouter, à titre provisoire, les démons et esprits maléfiques qui rôdent aux confins de l'univers matériel. Les uns et les autres hantent ces ultimes projections des Kur de vie et de la mort qui, bien qu'encore invisibles à l'œil (humain), sont cependant si proches de la réalité terrestre qu'une certaine dose de courage héroïque semble suffire à en forcer l'accès".

 

Pour être parfaitement exact, il faut préciser que la dimension KUR est subdivisée en deux parties qui sont : le KUR-BALA (la première dimension : la plus basse) que les spécialistes des tablettes traduisent souvent en "l'au-delà", mais dont le sens exact est "le KUR du règne ou de la dynastie" et le KUR-GAL (la deuxième dimension), c'est-à-dire "le grand KUR", monde parallèle où des Kingú (ceux qui ne seront pas dans les cavernes) établiront leur demeure, le noyau dur et dirigeant Kingú se trouvant en KUR-BALA. Le maître du KUR-BALA est littéralement "l'œil qui voit tout, en haut de la pyramide… inversée", car il possède un regard direct sur le KUR-GAL et le KI ! Voilà pourquoi sur les tablettes, le KUR (ou KUR-BALA) est souvent traduit "en monde ennemi", lieu où le chaos semble régner perpétuellement. Les trois premières dimensions forment  une sorte de pyramide inversée où la dimension KI symbolise la base et la dimension KUR-BALA forme le haut de la pyramide. De cet endroit, toute personne a un regard grossissant (comme une loupe) sur les dimensions supérieures.

L'idéologie Gina'abul et sumérienne n'intègre pas l'enfer de la même façon que les occidentaux. Dans le vocabulaire Gina'abul, le niveau inférieur formé des dimensions KUR et KI est dénommé KIGAL "le grand monde". Ce lieu est opposé aux autres étages dimensionnels supérieurs où résident les Kadištu et qui est nommé ANGAL"le grand ciel".

Le schéma ci-dessous représente les différents étages dimensionnels qui composent le KIGAL avec en plus ses deux dimensions médianes. Les Sumériens voyaient dans les KUR-GI-A et KUR-NU-GI deux représentations des enfers contrairement au KUR-BALA qui était plutôt assimilé à l'au-delà. Pourtant, une traduction stricte du terme KUR-GI-A (KUR de la source ferme) nous dévoile qu'il s'agit plutôt d'une dimension transitoire où les âmes restent un moment avant de réintégrer la Source ou l'ANGAL (le grand ciel). Quant à la décomposition de KUR-NU-GI, elle nous révèle sans l'ombre d'un doute qu'il s'agit d'un étage fréquentiel où les âmes se sont perdues. C'est le lieu où se trouvent les entités restés bloquées et que l'on assimilent aujourd'hui aux fantômes.

 

Enfin, existe-t-il sous la forme d’une autre pyramide trois dimensions "supérieures" au KI et donc attenantes au KIGAL ? Il  y aurait alors deux pyramides, qui en s’interpénétrant, pourrait former le dessin d’une Merkaba ou étoile tétraédrique (symbolisme d’une forme parfaite pouvant servir à voyager de dimensions en dimensions) ainsi que 7 dimensions, 7 "ciels" (que l’on peut relier à l’expression 7ième ciel), les 7 chandeliers d’une Menora juive.

 

Anton Parks : C'est une très intéressante réflexion. Cependant, je ne pense pas qu'il y ait seulement 3 ou 4 dimensions dans l'ANGAL (dimensions supérieures), mais bien plus. Je n'en ai aucune preuve, c'est simplement un sentiment profond qui ne s'explique pas.

 

Les plaquettes sumériennes font référence à un étrange monde "du dessous", un univers souterrain appelé "Abzu". Dans Ádam Genisiš, vous décrivez avec d’abondants détails le monde souterrain de la terre sous la forme de continents tapissant la surface interne et concave de la terre. On accède à ces continents par des entrées situées aux pôles. Ce monde est éclairé par un soleil interne qui fait office de cœur à la terre. Il y a également comme pour le monde de la surface d’importantes surfaces occupées par des océans, des lacs et des fleuves. D’autre part, il existe une longue tradition de récits de peuples aborigènes d’Amérique du Sud, du Nord, d’Asie ou d’Afrique qui évoquent également des mondes souterrains dont ils seraient originaires. Mais dans le cas de ces récits et mythes, on parle non pas de continents et de la terre creuse mais plutôt de gigantesques cavernes et d’un immense réseau de galeries reliant des pays et des continents entre eux, entre autre l’Amérique à l’Afrique et l’Europe via un continent disparu dans un grand déluge. Peut-on considérer que les récits sur la terre creuse d’une part et les mondes souterrains des cavernes et des galeries d’autre part se complètent et décrivent donc deux univers différents ?

 

Anton Parks : Oui, il s'agit bien de deux univers différents. J'ai effectué une interview sur le sujet en 2006 pour le magazine français "Top Secret" et nous avons aussi un gros dossier qui traite cette question sur mon site.

Le monde souterrain terrestre était, à l'époque, dans les mains des planificatrices Gina'abul Ama'argi et également de Sa'am-Enki. Le monde des cavernes était plutôt celui d'autres Gina'abul, comme par exemple, les royaux Kingú et par la suite celui des Anunna. Les tunnels relient généralement entre eux ces différents mondes, même si l'Abzu (la terre-creuse) était un lieu bien gardé où les Kingú et Anunna n'avaient pas le droit de vivre. J'utilise le passé pour vous répondre, car je n'ai à l'heure actuelle aucune idée de la répartition de ces différents mondes dans les temps présents. Les "Chroniques" (ce que j'ai reçu) s'achevant à l'aube du christianisme.

 

Les récits des multiples ethnies sises en Asie ou en Amérique du Sud et du Nord décrivent les résidants des cavernes de la même manière, ce qui est assez frappant : ce serait des hommes à la pigmentation blanche et aux cheveux blonds ou roux, disposant, aux yeux de ces ethnies, d’une technologie très avancée. Les Indiens d’Amérique du Nord les ont baptisés : les habitants du monde surnaturel. Selon votre propre perception, qui étaient les habitants des mondes souterrains mais aussi de la terre creuse ? Ont-ils un rapport avec les anges déchus ? Que sont-il devenus aujourd’hui ?

 

Anton Parks : Ce qu'ils sont devenus ? Aucune idée, pour les raisons que j'ai évoquées plus haut. Par contre, leur origine est claire dans mon esprit. Il s'agit éventuellement des Imdugud, mais j'en doute, car ils sont très solitaires et évitent les contacts. Les Imdugud sont le fruit d'une hybridation entre les royaux Gina'abul dénommés Kingú-Babbar (royaux albinos) et les planificateurs félidés Urmah. On les retrouve dans la littérature akkadienne sous le nom de Anzu. Les Imdugud (litt. "sang noble") sont symbolisés par un aigle à tête de lion en Mésopotamie. L'aigle est l'attribut des Kingú et le lion, l'emblème des Urmah. Cette association démontre distinctement la parenté des Imdugud. Ces derniers sont une sorte de sentinelle de Ti-ama-te (le système solaire), ils ont été initialement programmés pour jouer un rôle de conciliateurs entre les Gina'abul royaux et les Kadištu (planificateurs). Mais ils ont toujours été en retrait des travaux des planificateurs. Les Imdugud sont très solitaires, leur rôle s'est progressivement transformé au fil du temps et ils ont véritablement acquis une indépendance entre les deux partis et la possibilité de négocier avec eux selon leur convenance. Nous avons plusieurs fois discuté des Imdugud avec le scientifique Gerry Zeitlin. Il se pourrait qu'il s'agisse d'une race extra-terrestre qu'a étudié Gerry et qui est dénommée "Tall Whites" ("grands blancs") voir site Internet Gerry Zeitlin : […]

Ceux que vous évoquez plus haut sont, à mon sens, des Nungal d'Enki, c'est-à-dire, des Bené-Elohim (les fils des Elohim), les anges veilleurs (et déchus) de la Bible, ceux qui sont en discorde profonde avec les anges des Yahvé (les Anunna)… Les reptiliens Nungal possèdent, eux aussi, des gènes Kingú-Babbar (les royaux Gina'abul à la peau blanche), ce qui leur a apporté une peau claire comme leur ascendants génétiques royaux albinos. Les Nungal sont dénommés aussi Igigi en akkadien. Certains auteurs traduisent ce terme en "veilleurs", mais une traduction stricte du terme Í-GÌ-GÌ en sumérien nous donne "les 300 encadrés ou encerclés" ou encore "les 300 rejetés". La particule sumérienne GÌ (ou GI4) exprime également le fait d'effectuer des demi-tours, ce qui ammène à penser que ces 300 possèdent le rôle de veilleur de la planète Terre. J'explique dans Ádam Genisiš que les Nungal d'Enki ne furent que 300 à réchapper à la guerre qui projeta les Anunna qui se mirent en guerre contre les panificateurs, à l'instar des Anunnaki (au nombre de 600) qui s'établirent sur Terre. Les définitions exprimées ci-dessus prennent leur sens lorsque l'on sait quel rôle l'instance Ušumgal-Anunna attribua à ces Nungal avant qu'ils ne deviennent réellement libres et affranchis : l’autocrate Enlíl, le grand Šàtam, l'administrateur territorial de l'Edin (la plaine mésopotamienne) les a fait creuser le Tigre et l'Euphrate pour que ces deux fleuves déversent en eaux les cités souveraines des Anunnaki.

 

 

 

Image de synthèse réalisée par Gerry Zeitlin. Cette vue donne une idée du climat qui réganait sur Terre à l'époque de l'arrivée des guerriers Anunna, il y a près de 300 000 ans. Une couche nuagueuse recouvrait le ciel de part et d'autre de la planète, créant une atmosphère légèrement opaque et assombrie © Gerry Zeitlin 2007.

 

Le terme hébreu utilisé pour dénommer ces veilleurs est "Ir". Or, si vous suivez avec attention mes recherches et remarques depuis mon premier ouvrage, vous ne serez pas étonnés de constater que cette particule se retrouve en sumérien sous les formes ÍR ("lamentations") ; ÌR ("esclave", "serviteur") et IR10 ("guider", "apporter"). Une fois encore, nous retrouvons avec éclat des définitions qui contiennent parfaitement les attributs des Nungal d'Enki. les Nungal (Igigi) sont effectivement décrits comme serviteurs qui se lamentent sur leur sort lorsqu'ils sont employés comme ouvriers pour les Anunnaki. Ils sont ensuite, en effet, considéré comme des anges rebelles qui guident l'humanité, lorsqu'ils apporteront l'usage d'objets "civilisés" à l'humanité pour survivre et se protéger des "mauvais dieux"… On trouve trace de leurs "méfaits" dans "Le Livre d'Enoch" par exemple.

Comme cela est exprimé en fin d'ouvrage et le sera largement dans le volume 3, les Nungal de Sa'am-Enki ne seront pas tous solidaires entre eux. Certains vivront sur les cimes du second Kharsağ, toujours dans le Taurus, d'autres dans des cavernes ou encore en Abzu et le noyau dur auprès la sœur "jumelle" d'Enki, à savoir Ereškigal, au cœur du Gigal, la gigantesque base souterraine sous le plateau de Gizeh. J'ai réalisé un dossier important sur ce thème, dénommé "Enki au Pays des Morts", à la fin de Ádam Genisiš. Ce dossier démontre avec beaucoup de détails inédits que Enki n'est autre qu'Osiris et Ereškigal, Isis !

Comme vous le voyez, cela fait beaucoup de mondes souterrains différents et je comprends que l'on puisse s'y perdre quelque peu…

 

Justement, le plateau de Gizeh joue un rôle important dans votre livre : avant d’être ce que les archéologues dépeignent essentiellement comme un site funéraire, c’était le siège d’une base, d’une colonie gigantesque d’une race extraterrestre, les Urmah ainsi que l’endroit où deux fleuves s’écoulent dont l’un des deux est le double souterrain de l’autre. Pouvez-vous nous en dire plus ? Le sphinx et les pyramides remontent-ils à cette époque lointaine ou bien ce sont des monuments plus  "tardifs" ? Quelles ont été, à votre avis, les fonctions de ces constructions incroyables dont on a pas encore pu percer les multiples mystères?

 

Anton Parks : On trouve une trace timide des Urmah dans l'imagerie mésopotamienne sous la forme de Urmahlûlû qui sont des génies protecteurs ou "hommes-lion". Les Urmah (litt. "grand guerrier" en sumérien) sont des êtres félidés faisant partie des Kadištu (planificateurs). Il s'agit de l'armée officielle des planificateurs. Les Urmah ont participé à la guerre contre les Anunna. Ils possédaient une base gigantesque sous le plateau de Gizeh, souterrains que les natifs du plateau dénomment Gigal. Ce terme est totalement inconnu, il ne s'agit pas d'égyptien, mais si nous avons l'idée de le décomposer en sumérien, GI7-GAL et GI6-GAL donnent respectivement "le grand et noble" et "le grand et sombre". Le Gigal est une forteresse et ses murs étaient des remparts imprenables. La grande majorité des chefs de villages, c'est-à-dire des initiés, qui résident sur le plateau de Gizeh savent pertinemment que le site est truffé de galeries qui forment un réseau souterrain absolument gigantesque ! Eux-mêmes connaissent d'ailleurs l'emplacement de certains tunnels au nez des autorités et du Conseil Supérieur des Antiquités Egyptiennes, qui, j'en suis convaincu, fouillent les lieux secrètement depuis des décennies.

L'origine du terme Gigal provient sans doute du terme sumérien Kigal qui désigne "la grande terre" ou "la grande place" que j'ai assimilé à l'ensemble des dimensions terrestres dès le premier tome. En Egypte, le sens du Kigal sumérien est détourné et spécifié uniquement au centre stratégique qui se trouve sous le plateau de Gizeh et qui donne accès au réseau souterrain que les anciens textes dénomment Duat. L'assimilation du Gigal égyptien au Kigal sumérien est d'autant plus évidente que  l'équivalent akkadien de Kigal est Kigallu dont les sens sont : "base ; terre inculte ; sous-sol ; monde infernal". Les Sumériens et Akkadiens redoutaient ce territoire étranger au point de l'assimiler à leur notion du Kur inférieur. Le royaume des morts du "pays étranger" dénommé Kemet (l'Egypte) – décomposé en suméro-akkadien en KE-EM-ET ("la terre du présage de la tempête") – est bien le domaine nocturne où l'on enterrait les morts, où les morts recevaient un culte funéraire totalement inconnu et redouté à Kalam (Sumer).

Le sanctuaire antédiluvien des Urmah placé sous les pyramides de Gizeh fut réutilisé par les "dieux égyptiens" comme base souterraine et ensuite employé pour effectuer les rites funéraires des anciens pharaons en vue de restaurer le corps et l'âme des souverains d'Egypte, successeurs d'Osiris et d'Horus. Quant à la Grande pyramide, j'explique dans mon second ouvrage qu'elle n'a eu qu'un seul objectif : celui de transcender l'âme d'Osiris, de façon à ce qu'elle se retrouve dans le corps de son fils posthume Horus (Heru). C'est bien au cœur de la Grande pyramide qu'Isis donna naissance à Horus, personnification de l'Etoile du Matin.

Le rite de l'enterrement du roi défunt s'effectuait obligatoirement par la traversée du Nil du sud vers le nord. Dans l'antiquité, le parcours démarrait par l'antique nécropole des rois qui était Khentamentiu, l'ancienne Abydos, localité étroitement liée à Osiris. La traversée du fleuve sacré s'effectuait souvent à la rame à l'aller, en suivant le courant, du côté occidental du Nil. L'occident figurait la mort car c'est dans cette direction que se trouvait l'A'amenpteh détruite (l'Atlantide). Le sarcophage était accompagné de prêtres et de prêtresses ainsi que des pleureuses dont la mission était de reproduire les lamentations d’Isis et Nephtys. Le point culminant de la procession se situait entre Memphis et Gizeh.

Dans les anciens temps, la moitié du voyage du roi défunt s’effectuait sur l’Urenes, le Nil souterrain. Les prêtres initiés connaissaient très bien son accès. Après une lente traversée le long du Nil secret, le corps était convoyé jusqu’aux tunnels de Restau (ou Ro-setau), sous le plateau de Gizeh. Le corps du pharaon était ensuite déposé dans la Grande pyramide, dans le sarcophage de "la chambre du roi" afin de subir un rituel de résurrection semblable à celui qu'Osiris avait reçu initialement au même endroit.

 

Dans la Grande Pyramide s’effectuait le rite de l’élévation de l’âme des premiers pharaons. Ce rituel avait initialement pour objectif de transcender l’âme du roi défunt afin qu’elle puisse refaire le voyage stellaire d’Horus en tant que Neb-Heru et Neb-Benu. Le roi défunt devait à la fois retrouver le corps d’Osiris dans le ciel en passant par les stades de transformation en soleil nocturne et en soleil diurne. Au fil du temps, le fonctionnement initial de la grande Mer (pyramide) fut délaissé et elle fut utilisée comme plate-forme initiatique pour transcender des initiés triés au préalable…

 

Le voyage du roi défunt suivait une route précise, extrêmement coordonnée. Le chemin à suivre pour retrouver le corps d’Osiris dans le ciel était manifestement en relation avec les quatre conduits de la Grande Pyramide reliés à la chambre dite "du roi" (chambre d’Osiris) et celle de "la reine" (chambre où Isis donna naissance à Heru). Ces conduits semblent pointer vers certaines étoiles :

 

"Qu'il puisse traverser le firmament ! Qu'il puisse parcourir les Cieux ! Qu'il puisse voyager en paix sur les bonnes routes sur lesquelles voyagent les Bienheureux ! […] Dispose Sah (Orion) et Meshtiu (la Grande Ourse) en tant qu'étoiles du pays ! Eloigne-les du grand côté droit vers l'escalier du bassin du papyrus à l'endroit de naviguer vers le Sud, dans le lac des récompenses et dans le fleuve des offrandes, à l'endroit où se trouve Osiris ! […] C'est ledit Osiris N, efficace et justifié, qui a abordé avec lui à l'endroit où se trouve Osiris […]".

Textes des Sarcophages, 399 (G1T)

 

Orion et la Grande Ourse sont cités ici. C’est intéressant, car selon les calculs de Robert Bauval et Adrian Gilbert ("Le Mystère d'Orion"), le conduit sud de la chambre du roi (B sur notre schéma 42) fixerait l’étoile Zéta d’Orion. De même, le conduit nord de la chambre de la reine (C) pointerait vers Bêta de la Petite Ourse, mais si l’on prolonge le tracé, on se retrouve sur Dubhe de la Grande Ourse (Anduruna)… Ajoutons que les calculs de Bauval indiqueraient que le conduit sud de la chambre de la reine (A) fixerait Sirius et le conduit nord de la chambre du roi (D) pointerait sur Alpha du Dragon.

Je tiens à préciser aux lecteurs que l'ancien rituel funéraire égyptien appliqué aux premiers rois défunts (après Osiris) se transforma au fil du temps en des rites initiatiques et magiques qui avaient pour dessein de transcender l'âme des hauts dignitaires (initiés). Ces derniers faisaient souvent partie du clergé et accédaient au savoir suprême après avoir subit une mort initiatique au cœur de la Grande Pyramide, précisément dans le sarcophage d'Osiris placé dans la chambre dite du roi.

Comme vous le constez, les anciens Egyptiens étaient obstiné par le but de réunir l'hier et l'aujourd'hui. Il faut pouvoir se replacer dans le contexte de cette époque et des événements qui projetèrent les anciens "dieux" égyptiens dirigés par Enki-Osiris dans une cuisante défaite face à leurs ennemis qui ne sont autres que les "divinités" qui incarnent "le mal" et dirigées par Šeteš (Seth), c'est-à-dire Enlíl. Le volume 3 des "Chroniques" fera toute la lumière sur cette guerre que va devoir poursuivre Neb-Heru (le seigneur Horus) pour le compte du peuple dit "de la Lumière", les ancêtres des Egyptiens…

Il y aura d'autres volumes encore dans ces "Chroniques du Ğírkù". Un 4ème ouvrage retracera les tribulations d'Heru (Horus) à l'aube du christianisme. Un 5ème et dernier, traitera sans doute du temps présent…

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Catégorie : Les chroniques du Girku

 Les chroniques du Girku (act II)

2/4/2009

Enki a fait en sorte que ses propres prototypes soient capables de se reproduire via la sexualité. Vous utilisez pou cela des termes très précis : "L’initiation au Secret des Ğiš" ou l’initiation au "Secret des Etoiles Sombres", titre du premier tome, ce qui fait penser à l’éternel féminin et l’importance que les Gnostiques attachaient à la sexualité. Pourquoi Enki a-t-il voulu que les hommes soient de plus en plus autonomes et soient initiés ? Est-ce que c’est à cause de ce don de la reproduction sexuée faite aux hommes par Enki que l’on retrouve dans la Bible un tabou net sur la sexualité et la notion d’une "Eve" tentatrice ? De plus, pourquoi la Bible raconte-t-elle que la femme a été créée dans un second temps, à partir de la cote de l’homme, comme une sorte de sous produit ? Est-ce qu’il n’y a pas une distorsion volontaire ?

 

Anton Parks : Oui et non. Il y a eu plusieurs versions de l'humanité. La première "usinée" par les "planificateurs" était effectivement totalement asexuée. Cette antique version que l'on retrouve d'une façon dénaturée en Genèse 1.26 est le produit des Elohim ("les divinités planificatrices"). Le modèle dont il est question dans ce passage de la Genèse est sans aucun doute un mélange de l'Homme Primordial dénommé Namlú'u et le prototype Neandertal, lui aussi manufacturé par les Elohim, précisément par Nammu, la mère d'Enki. C'est cette dernière version, rendue assexuée, donc docile, par le clan des Yahvé (Ušumgal-Anunna) qui travaillera pour les "dieux" sumérien. De façon à rendre cette humanité autonome par rapport au régime autoritaire Anunna, Enki a séparé leurs sexes pour que les travailleurs puissent se multiplier d'eux même. L'Edin (la plaine mésopotamienne) où l'on trouve les plus anciennes traces de blé au monde étant une gigantesque industrie agraire, il était très difficile de la contrôler pleinement. Lorsque l'humanité sexuée s'est retrouvé face à son obligation de poursuivre son travail pour les "dieux" en Edin, elle a du également gérer clandestinement son "autonomie" couverte par le gestionnaire des lieux, à savoir Sa'am-Enki (Samaël, le serpent biblique). La raison de cette manœuvre est une pronfonde mésentente entre Sa'am-Enki et les siens, considérés comme planificateurs (Elohim) et le clan paternel d'Enki qui symbolise l'autorité du Yahvé biblique. Enki, "le serpent" est régulièrement présenté dans l'imagerie mésopotamienne comme un instructeur et non comme un tentateur. Une fois de plus la Bible a préféré inverser les rôles et dénaturer les situations.

 

Enki, dit le serpent, le serpent, initie l'humanité.

La femme est ici en retrait, car elle connaît le secret des "arbres", conformément à l’idéologie exprimée dans la Genèse. Notez le signe en forme d’étoile (Diğir = dieu) près d’Enki et le signe de la lune en forme de coupe, près de l’homme. Sceau sumérien.

 

Enki (dénommé MUŠDA "puissant reptile") est figuré comme un serpent placé auprès d'un homme et d'une femme. L'homme lève son verre avec Sa'am-Enki et ce dernier porte dans sa main un gobelet en forme de coupe qui symbolise le sexe féminin, à savoir le "Saint Graal" des traditions d'Europe du Nord… Près d'Enki se tient une étoile qui signifie DIĞIR ("divinité"). Au-dessus de l'homme se trouve le symbole de la lune transposé en GAM ou GÚR lunaire sumérien en forme de coupe. Ces deux termes traduisent à la fois "la mort" et "le fait de s'incliner ou de se soumettre". Cette représentation symbolise plusieurs idées que je traduis tout simplement en "se soumettre au cycle mensuel pour vaincre la mort"… En sumérien ĞÌŠ-DÙ veut dire "avoir des rapports sexuels" et son homophone ĞIŠ-DÙ (litt. "s’attacher à l’arbre") veut dire "offrir un sacrifice". L'analogie est remarquable, car en Inde les textes initiatiques tantriques comparent l'union sexuelle à un sacrifice, où, comme nous le savons, l'homme doit "sacrifier ses pulsions pour faire vibrer la Déesse".

"L'ordure" sert d'engrais et communique des énergies vitales dans la nature pourquoi en serait-il autrement pour l'homme ?!  Le terme U veut dire "lune", "vase", "menstrues" en maya, alors que le Ú sumérien exprime "une plante", "de la nourriture", "la puissance". En hébreu le cycle des femmes se dit Ma'hzor, litt. "ce qui revient" et les règles : Véssét. Ces deux termes décomposés en suméro-akkadien vont nous donner MA-ÁH-ZUR8 "placer la force qui jaillit" et WE-SÉ-ET "l’entendement marque de vie (ou force de vie)".

En ce qui concerne l'initiation de l'humanité à la copulation qui a pour objet de procréer, elle apparaît, elle aussi, dans les textes comme "Le Livre d'Adam". Dans l'extrait ci-dessous, Samaël (Enki) sort d'une de ses cachettes souterraines avec ses "anges déchus" (le Nungal) pour présenter à l'homme et la femme "la façon de procéder"…

 

"[…] Samaël et dix de ses anges s'échappèrent de leur cachot souterrain, prirent l'aspect de femmes extraordinairement belles et vinrent au bord du fleuve. Ils y saluèrent Adam et Eve et Adam s'écria, incrédule : "La terre a-t-elle donnée naissance à ces créatures incomparables ?" puis il demanda : "Amies, comment faites-vous pour vous multiplier ?" Samael répondit d'une séduisante voix de femme : "L'homme se couche auprès de nous pour l'amour. Nos ventres enflent, nous mettons des enfants au monde, ils grandissent et font comme nous. Si tu ne me crois pas, je suis prête à le prouver !" A ces mots, d'autres anges déchus pareillement travestis montèrent à la surface du fleuve. […] Sur ce, les femmes s'étendirent toutes nues, chacune avec son prétendu mari et tous firent de vilaines choses sous les yeux d'Adam. Après quoi, Samaël dit :"Fais cela avec Eve, car c'est la seule manière pour vous de multiplier votre race".

Le Livre d'Adam apocryphe, version éthiopienne

 

En lisant la Bible, on se rend compte que l’homme originel de la Bible, Adam, ne ressemble pas à ce projet fabuleux que vous décrivez. L’Adam biblique semble idiot, "innocent", ignare, soumis à Yahvé et n’est pas cet être puissant que vous décrivez en début d'ouvrage. Pourquoi ce décalage ? Est-ce le même "Adam" ou bien, il y avait un autre projet, un autre homme originel avant l’Adam biblique ?

 

Anton Parks : Bien, comme je viens de le mentionner, il y a eu plusieurs versions de l'humain, comme il existe plusieurs versions du singe… Le tout premier est le Namlú'u, créé par les planificateurs Kadištu (les Elohim) qui ont ensemencé la Terre avant l'invasion des Anunna. Les NAM-LÚ-U18 ("immense(s) être(s) humain(s)") sont des êtres qui englobent des capacités hors du commun. Ce spécimen est nommé, par exemple, dans le manuscrit gnostique de Nag-Hammadi ("Livre Secret de Jean", Codex NH2 - 1, 28) où il apparaît sous la forme de 'l'Homme primordial parfait" créé par les différents créateurs selon leurs différentes puissances et qualités. Les Namlú'u possèdent une taille de plusieurs mètres (près de 4 mètres) et sont des êtres multidimensionnels. Comme l'expriment plusieurs textes gnostiques, ils étaient les gardiens de la Terre avant l'arrivée des mauvais dieux (les Anunna). Ils ont disparu de notre dimension lors de l'avènement de ces derniers. Le mot Namlú'u est un terme générique utilisé pour nommer en Mésopotamie l'humanité primordiale et employé plus tard pour désigner les Sumériens qui étaient considérés au Proche-Orient ancien comme la première humanité qui fut mise au service des "dieux".

Il y a donc bien un mélange entre ce Namlú'u, gardien de la planète Terre pour le compte des Elohim, et les différents types d'ouvriers façonnés pour l'intérêt de Yahvé à partir du singe et qui sont l'Homo Neanderthalensis et ensuite l'Homo Erectus qui donna l'homme moderne, c'est-à-dire l'Homo Sapiens. Cette branche Homo est la famille "animale", celle utilisée par les différents Gina'abul ("reptiles") qui composent la famille reptilienne qui s'est imposée sur la Terre. Il n'est pas étonnant de remarquer que le terme sumérien Á-DAM englobe les définitions suivantes : "animaux" ; "bêtes" ; "troupeaux" ; "troupes enrôlées" ; "colonisation" ; "infliger"… Je démontre dans Ádam Genisiš que la première version Homo Neanderthalensis est dénommée Ullegara ("placé avant"). La seconde, remaniée pour le compte des Anunna et asexuée en un premier temps, est appelée Annegarra (placé après") sur les tablettes d'argile. Ce dernier exemplaire correspond à l'Abel biblique. L'autre branche, considérée comme "animale" est une version volontairement rendue moins "spirituelle" que sa cousine Neandertal qui possédait une forme de mysticisme profond envers la vie et ses créateurs planificateurs.

 

"Quelle dérision en effet qu'Adam ait été modelé comme une contrefaçon du modèle de l'Homme par l'hebdomade"

Manuscrit de Nag-Hammadi, "Le deuxième traité du Grand Seth", Codex NH7 ; 28

 

L'Adam, au service de l'hebdomade gnostique, n'est autre qu'une version amoindrie de l'Ullegara ("placé avant"), il s'agit bien de l'Annegarra (placé après"), c'est-à-dire de l'homme de Neandertal remanié pour la circonstance. Cet homme de Neandertal (Abel) possédant dans l'esprit humain et biblique l'image d'un être façonné par ceux "d'en haut". Comme je l'ai indiqué, son souvenir se combine sans doute avec l'extraordinaire multidimensionnel Namlú'u pour la simple raison que ces deux espèces ont été façonnées à des périodes différentes par des membres planificateurs Kadištu (Elohim). La seconde vague d'ouvriers assimilée à Adam est la branche animale que je dénomme Ádam Dili ("animaux premier" = Homo Eructus) et Ádam Min ("animaux deuxième" = Homo Sapiens) qui n'était bonne qu'à servir les "dieux" reptiliens. Il s'agit du Caïn biblique. La Genèse prétend que Caïn aurait été créé par Yahvé (An et ses anges Anunna) et qu'il était "mauvais" par rapport à son frère ou cousin Abel. La raison de cette assertion est que Caïn (l'Homo Sapiens) a été génétiquement coupé du divin. En effet, seuls 3 à 5% de l’ADN humain moderne s’exprimeraient en protéines et seraient donc utiles, le reste étant ce Junk DNA ou ADN poubelle dont tout le monde parle.

 

Sceau sumérien en argile montrant le généticien Enki, une fiole à la main, auprès d’une Ninti qui porte dans ses bras un humain de plus petite taille que les Gina'abul et dont on imagine qu’il a été cloné. Notez la présence de l’arbre (Ğiš = "Étoile Sombre") près de la déesse.

 

L'étrange assemblée des textes gnostiques, cette hebdomade, n'est autre que celle de Yaldabahot (Yahvé) et ses six autres archontes qui correspond au grand conseil des sept Ušumgal ("grands dragons") et qui possèdent tous les pouvoirs dans l'histoire que je raconte. Il ne fait aucun doute que ce Yaldabahot est le "dieu" sumérien An. Bien que je sois en accord avec de nombreux passages dits apocryphes, je tiens à relever que les gnostiques associent souvent Yaldabahot à Samaël, ce qui est pour moi une erreur monumentale. Cette méprise vient sans doute du fait que Enki-Samaël (fils de An-Yahvé) travaillait pour ce dernier et ai été dans l'obligation de créer des créatures pour les anges subalternes de son père, les Anunna. C'est un peu comme la confusion qui est faite entre Enki (le serpent) et Enlíl (Satan) qui le grand Šàtam (administrateur territorial) de l'Edin (la plaine mésopotamienne). Nous verrons dans le volume trois de cette série, que ce même Enlíl-Šàtam qui n'est autre que Šètéš (Seth) sera en conflit permanent avec Heru (Horus) qui n'est autre que Lucifer, "le porteur de lumière". Comme vous le voyez, il existe beaucoup de confusion entre les grands archétypes mythologiques.

 

Dans le livre Rene Andrew Boulay, "Flying Serpents and Dragons", l’auteur affirme que les premières expériences pour créer l’homme en tant que main d’œuvre furent supervisées par Enki et Ninmah-Ninhursağ. Les être ainsi créés possédaient beaucoup plus de traits reptiliens puisqu’il est dit dans les textes anciens que l’hybride ainsi créé le fut à l’image de Dieu, de leurs créateurs. Boulay souligne qu’il est intéressant de noter qu’avant le nom de chaque hybride ainsi créé, les Sumériens plaçaient le terme "Dingir", un signe qui symbolise la divinité, "le fait que nos ancêtres étaient considérés comme divin, au moins à un certain degré" (Boulay, p 117, Man Created in the Image of the Reptile God"). C’est en donnant à l’homme singe primitif "le sang reptilien ou saurien" que les Anunna ou Nefilim ont donné à l’homme une part de leur divinité, rapporte encore Boulay qui se base sur plusieurs textes comme la Haggadah et certaines tablettes sumériennes où l’on trouverait parait-il des descriptions clairs des premiers hommes dans lesquelles ils ont des traits reptiliens. Que pensez-vous de cette assertion ?

 

Anton Parks : Je pense simplement qu'il s'agit de matériels primitifs et intermédiaires, issus de la version Ádam Dili (Homo Eructus) qui procura l'Ádam Min (l'Homo Sapiens = Caïn) au clan Yahvé (Ušumgal-Anunna). Mais il ne s'agit en aucun cas du Neanderthal (Abel) qui, lui, n'a jamais été considéré comme ayant "l'animalité" des Yahvé, mais au contraire, la connaissance des Elohim. Tout cela est une histoire de clonage et de pouvoir procuré à l'aide de la génétique. Ce ne fut pas simplement une guerre physique telle que nous l'entendons aujourd'hui, mais aussi une guerre génétique, une course au meilleur produit qui possédera le meilleur génotype qui fera de lui un ouvrier servile (Yahvé) ou bien un ouvrier "spirituel" et affranchi (Elohim)…

 

D’après Ádam Genisiš, les premières lignées d’hommes créés pour être du bétail l’ont été par une caste reptilienne, les Ama’Argi, qui tentait d’échapper à une certaine servitude, voire de servir également de bétail aux castes des reptiliens royaux ? Pouvez-vous nous en dire plus ? En outre, vous décrivez une situation dans laquelle les premiers hommes et primates étaient traités comme du bétail par certaines "castes" ou lignées reptilienne : l’homme et le primate étaient à la fois une force de travail mais aussi une nourriture. A ce sujet, on a l’impression que la chair de l’homme est consommée mais également son énergie, ses émotions négatives. Je cite : "Uras (la terre) possède désormais une mémoire de souffrance". Est-ce que cette souffrance est consommée et présente une utilité pour les castes reptiliennes (Kingú/ Reptiliens "rouges" et albinos) les plus agressives ? La "traumatisation" de ces premiers hommes était-elle volontaire ?

 

Anton Parks : Effectivement, mais je ne m'éternise pas trop sur le sujet dans Ádam Genisiš, car il ne concerne que les clans Kingú et Anunna qui sont confrontés à celui dont Sa'am-Enki fait partie. Lorsque les rescapés de la guerre qui opposa les planificateurs (Elohim) au clan patriarcal Ušumgal-Anunna (Yahvé) amena ces derniers dans le système solaire, la lignée royale Gina'abul de la Grande Ourse (An et ses Ušumgal = Yahvé) eurent la mauvaise surprise de constater que leurs ennemis consanguins, la ligné royale Kingú de la constellation du Dragon, était déjà présente sur la Terre depuis des millénaires. Les Kingú sont responsables de la confection des différents Ugubi (singes) et les utilisaient comme nourriture (par ex. le type chimpanzé) et comme ouvriers avec l'Ádam Dili (le type Homo Erectus). La traumatisation que vous évoquez n'existait pas encore véritablement à cette époque, car, à ma connaissance, les royaux Gina'abul dénommés Kingú n'ont jamais eu de problème de fréquence à l'instar des Anunna. Ils étaient simplement brutaux avec ceux qu'ils considéraient comme leur bétail.

 

Le nom Adam en sumérien et en égyptien. Il est remarquable de constater que l’appellation donnée à l’ancêtre de l’homme dans la Bible et assemblée en égyptien figure "un être qui tremble et qui peut être dévoré" (comme un animal), mais également "une créature coupée (démembrée) et inconsciente". Voilà qui est conforme aux manipulations génétiques relatées sur les tablettes mésopotamiennes.

 

Les Anunna vont faire de même avec les différents prototypes que leurs souverains Ušumgal vont créés ou faire créés par les mains de Ninmah, Nammu et son fils Enki, ces deux derniers étant vus comme planificateurs (Elohim) aux yeux des dirigeant Gina'abul. C'est pourquoi, dans la Genèse, la seconde création qui a pour but de servir l'autorité mâle, est créée non pas par Yahvé seul, mais par Yahvé-Elohim !! Tout est clair. Les Anunna ont connu de gros problèmes d'adaptation sur Terre, car la fréquence terrestre est plus haute que celle du Dukù, dans les Pléiades, d'où ils proviennent. Le fait de rabaisser l'homme et de le placer dans des conditions de travaille difficiles a eu pour objectif de diminuer la fréquence terrestre. De même, le fait de dévorer de la chair humaine (ou animale) diminue également la fréquence de la personne qui la consomme. Qui a décrété un jour que l'être humain doit obligatoirement être carnivore ?! Les textes gnostiques, volontairement écartés du canon biblique, expriment pourtant bien cet aspect carnivore de dieu :

 

"Dieu est un mangeur d'hommes. C'est pourquoi des hommes lui ont été sacrifiés. Avant que les hommes le soient , des animaux (les singes ?!) avaient été immolés, du fait que ceux auxquels ils avaient été sacrifiés n'étaient pas des dieux".

Manuscrit de Nag-Hammadi, "L'Evangile selon Philippe", Codex NH2-3 ; 40

 

Codex Borbonicus, planche 14. Un "dieu" reptile dévore un humain sous les yeux complices d'un haut dignitaire aztèque.

 

J'ai entendu dire à de nombreuses reprises que les Anunna des textes sur argile mésopotamiens feraient aujourd'hui l'objet d'une profonde admiration auprès d'un certain public. Je tiens absolument à souligner le fait que le terme Anunna se retrouve dans le langage sumérien sous la forme A-NUN-NA dont la traduction usuelle sumérienne, validée par les linguistes, donne "peur" et la traduction stricte : "le père, prince des humains". Si j'étais à la place des personnes qui s'interrogent sur les origines de l'humanité, j'examinerais la question avec soin : pourquoi les "dieux" sumériens, qui ne sont autres que les Yahvé bibliques et archontes gnostiques sont-ils aussi redoutés ?! Pourquoi Dieu effraierait-il donc les humains ? Est-ce bien son rôle ?

 

L’humanité semble s’être développée à partir d’un premier groupe en plusieurs autres sous groupes qui ont donné naissance à différentes couleurs de peau etc. Ces différences se sont accentués avec le temps et l’isolement géographique jusqu’à ce qu’on en arrive à des groupes qualifiés de groupes "raciaux". Ces différentions entre les "races" humaines sont-elles le fruit d’une évolution naturelle ou bien d’une intervention génétique volontaire de la part des Anunna ? En ce cas, pourquoi ont-ils provoqué ces différentiations ? Peut-on relier cela au récit biblique de la Tour de Babel ?

 

Anton Parks : Il s'agit, bien entendu, d'une intervention génétique. Le cas de l'homme de Neandertal est un bon exemple. En 2006, des études sur le séquençage de l’ADN de l’homme de Neandertal, menée par S. Pääbo et son équipe (Institut Max Planck), démontrent que l’homme de Neandertal possédait des chromosomes Y (mâles) très différents de l’homme moderne (Homo Sapiens) et également du chimpanzé ! Le volume cérébral de l’Homo Neanderthalensis oscille entre 1 200 et 1 750 cm3. Comme l’évolution de Darwin ne peut expliquer un tel écart, la science moderne pense que les boîtes crâniennes volumineuses de l’Homo Neanderthalensis étaient celles des hommes et les plus petites, celle des femmes (sic). La taille moyenne du Neandertal oscillant entre 1,55 m et 1,65 m, nous ne pouvons expliquer ses différents volumes crâniens par rapport à sa masse corporelle. La partie postérieure (occipitale) du crâne du Neandertal est légèrement allongée, un peu comme celle des Gina’abul.

Il faut savoir que la thèse d’un cerveau en cours de grossissement est un mythe : sa taille est stable depuis l’apparition de l’homme moderne. Les scientifiques expliquent ce fait qui contredit Darwin en s’accordant à dire que l’évolution biologique de l’homme n’est tout simplement plus à l’œuvre, l’homme s’étant soustrait par ses techniques et ses cultures à la sélection naturelle et à son corollaire, la pression environnementale" (sic). C'est le magazine Science et Vie de décembre 2005 qui l'annonce. En fait, L'hominidé connu sous le nom d'Homo Sapiens apparut soudainement entre 200 000 et 300 000 ans. Il s'agit bien entendu du spécimen que les Gina’abul créèrent spécialement pour leur besogne après leur échec avec le Neandertalien ("Abel"). La capacité de boite crânienne de l'Hommo Sapiens ("Caïn") est pratiquement 50% plus élevée que celle de son prédécesseur l'Homo Erectus, "le singe" évolué qu'on ne cesse de déterrer régulièrement et que la science officielle assimile aux ancêtres de l'Homme. Depuis cette époque, le cerveau humain n'a pas bougé d'un iota ! Personne n'explique cette différence morphologique, encore moins les darwiniens, car de toute évidence l'apparition de cet être doué de raison se fît brusquement. Il faut aussi préciser que c'est un cas totalement unique dans toute l'histoire de l'évolution des espèces de notre planète. Pourquoi l'ancêtre de l'Homme développa-t-il aussi rapidement l'intelligence alors que le singe s'avère avoir passé près de six millions d'années dans une inertie évolutive la plus totale ? Tout ceci est une véritable farce ! Nous avons les réponses à toutes ces questions grâce aux écrits que j'étudie dans les "Chroniques". L’être humain ne descend pas du singe de façon naturelle, les différentes traditions et certains passages des tablettes ainsi que nos insuffisances archéologiques en témoignent avec éclat.

L'être humain de type Homo est originellement noir. Sa dénomination sur les tablettes d'argile est SAĞ-ĞI6-GA. Ce vocable est généralement traduit par les experts en "têtes noirs", parce que, selon eux, les Sumériens (l'humanité au service des "dieux") possédaient des cheveux noirs (sic). En sumérien, le monosyllabe SAĞ évoque une "tête", mais aussi : "un serviteur" ; "un esclave" et "un homme". En conséquences, le choix du terme "tête" est pleinement arbitraire. Il serait logique de traduire Sağ’ğiga en "les hommes (ou esclaves) noirs"…

 

Enlíl fixa son regard sur les Sağ’ğiga ("esclaves noirs") d'une manière ferme. Les Anunna s'approchèrent de lui (Enlíl), dressèrent leurs mains en salutations, adulèrent alors Enlíl de leurs acclamations et le sollicitèrent pour obtenir des Sağ’ğiga. Au peuple des Sağ’ğiga, ils donnèrent une pioche à tenir".

Extrait du poème sumérien "Louange à la pioche"

 

A la fin de Ádam Genisiš, j'explique que les "dieux" ont créés différentes "races" et couleurs de peau dans un objectif "politique". Les "dieux" créateurs Gina'abul formaient au moins trois clan qui sont celui des royaux Kingú de la constellation du Dragon, celui des Ušumgal-Anunna (Yahvé) de la constellation de la Grande Ourse et des Pléiades et celui des Amašutum-Enki-Nungal (Elohim). Ces trois clans possédaient la pratique du clonage en série. Le "catalogue" humain qui forme les classes singes et Homos sont le fruit de ces trois clans. Leurs travaux se sont parfois succédés et d'autres fois mélangés. Le but étant de former des ouvriers distincts et reconnaissables par leurs origines et leurs différents apports génétiques. Certains "produits" ont été transformés clandestinement, comme par exemple ceux manipulés par le groupe Amašutum-Enki (Elohim), de façon à leur octroyer une forme de liberté et ainsi contrer le clan des "Yahvé".

 

Vous dressez un parallèle fascinant entre la notion d’Eden sumérien et le paradis des Grecs, le jardin des Hespérides grâce à la décomposition étymologique à l’aide du syllabaire sumérien. On s’aperçoit qu’il ne s’agit pas de lieux mythologiques mais d’infrastructures colonisatrices très réelles de production. De plus, votre récit montre clairement que les Dieux de la mythologie grecque ne sont que des avatars, des représentations ou des traces dans la mémoire collective de ce peuple antique des "Dieux" extraterrestres colonisateur Gina'abul sumérien. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Anton Parks : Le terme sumérien utilisé sur les tablettes pour désigner la plaine mésopotamienne où se déployaient les cultures Gina'abul est EDIN ou EDEN. Ainsi donc, le terme hébreu (?) Eden est manifestement tiré du mot sumérien Edin, également écrit Eden, et généralement traduit en : "la plaine", "la steppe", "l'épine dorsale", "la crête" (d'une montagne) ; "le(s) champ(s)" et le "désert". De même, Le terme hébreu Gan (jardin) provient sans aucun doute, lui aussi, du sumérien Gán ("culture agricole" ; "champ"). Ceci prouve une fois encore que les Hébreux se servirent des textes sumériens pour créer une partie de l'Ancien Testament. Ce mot passa dans leur vocabulaire mais perdit son sens d'origine ; le Gán-Edin "le champ de l'Edin" devint le Gan Eden, "le jardin d'Eden", un endroit qu'on aime à dire qu'il fut un paradis, alors que l'Edin sumérien (la plaine) était un monstre économique où les ouvriers travaillaient péniblement le sol. Si l'Eden était loin d'être un paradis, pourquoi les traditions font-elles justement cet étonnant amalgame entre le champ primordial où les premiers humains-esclaves travaillaient pour les "dieux" et un lieu idyllique nommé Paradis ? En fait, c'est dans le grec ancien que se trouve la réponse. Le mot paradis est la transcription du grec Paradeisos qui signifiait originellement "parc clos où se trouve les animaux sauvages", terme finalement transcrit en "jardin" à l'époque hellénistique.

Toutefois, ce "paradis" existait bien et se trouvait effectivement dans les hauteurs du Taurus, il s'agit de Kharsağ, la cité des "dieux" et de son jardin, celui de Ninmah. Mais la charge de travail en cet endroit était, elle aussi, assez lourde. Je dissocie effectivement  deux "Eden" présents dans l'histoire des "dieux" sumériens. Le premier est donc l'Edin (la plaine mésopotamienne ; les champs) et le second est l'Eden, le jardin de Ninmah, qui se place au début de la chaine de montagne du Taurus (au sud) auprès de la cité de Kharsağ où logeaient les Ušumgal et une petite partie des Anunna. Cette dernière définition est en accord avec l'essence même du terme Eden ("l'épine dorsale", "la crête" d'une montagne) puisque le jardin de Ninmah se trouvait bien dans les montagnes. Le scientifique Gerry Zeitlin et moi pensons avoir localisé le Kharsağ Gina'abul et son jardin à l'aide des éléments que j'ai en "mémoire". Nous y avons passé beaucoup de temps, surtout Gerry ! Même si le terrain a changé et qu'il semble plus bas aujourd'hui, il parait correspondre à un endroit  qui se nomme aujourd'hui Kara-dag et qui n'est pas très loin du lac de Van dans le Taurus, près d'un des affluents du fleuve Tigre.

 

Situation géographique de l'ancienne cité de Kharsağ, selon les recherches effectuées par le scientifique Gerry Zeitlin et Anton Parks. A gauche coule un des affluents du fleuve Tigre. Derrière la montagne démarre l'Eden, le jardin fruitier de Ninmah. Plus bas, vers le Sud, débute l'Edin, la plaine mésopotamienne où l'humanité labourait la terre pour le compte des Anunnaki.

 

Derrière la montagne, le "jardin" fruitier de Ninmah et de la colonie semble toujours présent, comme figé par le temps…

 

L'Eden, le jardin de Ninmah se situe derrière la montagne Kara-dag (en haut à droite). Ici, comme dans la plaine EDIN (plus bas dans le Sud), les prêtresses Santana (chefs de plantations) et Šandan (arboricultrices, horticultrices) veillaient sur les ouvriers humains.

 

Concernant l'histoire des Hespérides, il s'agit des gardiennes du verger des dieux. La version commune est celle d'un jardin merveilleux planté de pommiers. Or, le terme grec mêlon désigne deux choses différentes qui sont à la fois "un fruit rond", plus précisément "une pomme", mais aussi "un mouton" ! Nous ne pouvons qu’apprécier ces découvertes, car des "Hespérides", c'est-à-dire des Santana (chefs de plantations) et Šandan (arboricultrices, horticultrices) veillaient effectivement sur des fruits en Eden (le jardin de Kharsağ) et d’autres gardaient un troupeau de moutons assimilés aux êtres humains travaillant dans le champ primordial en Edin (la plaine mésopotamienne). Ceci est d'ailleus en accord avec notre découverte précédente, à savoir que le mot paradis est une transcription du grec Paradeisos qui signifiait originellement "parc clos où se trouve les animaux sauvages". Ces Ádam (animaux en sumérien) sont bien les ouvriers de l'Edin au service des "dieux". Didore de Sicile, lui-même, a écrit que le jardin des Hespérides renfermait un "troupeau de moutons" Est-il étonnant de que le terme sumérien LU traduise à la fois "des hommes" et "des moutons" ?!… La tradition a, malgré tout, gardée l'idée de pommes plutôt qu'un troupeau de moutons. Pourtant la langue des "dieux" confirme les dires de Didore de Sicile. En décomposant le terme Hespérides en suméro-akkadien cela donne EŠ (beaucoup, nombreux), PE ou PI (corbeille), RID ou PISAN2 (récipent, panier). Sachant que les Hespérides sont des femmes, EŠ-PE-RID va se traduire en "les nombreuses aux corbeilles et paniers". Plusieurs textes mésopotamiens comme celui d'Aššur prétendent qu'il fut donné aux humains des pioches et des paniers afin que fussent cultivés les champs des Anunna. L'idée de pioches et de corbeilles dans les mains de l'humanité revient, effectivement, très souvent sur les tablettes mésopotamiennes. Nous avons relevé dans le premier tome que la racine du terme hébreu Yahvé ("Dieu") provient de l'égyptien Iaw (adoration, prière). Nous ne serons donc pas étonné de découvrir un étrange et quasi homophone égyptien qui recoupe notre découverte : Ihw(parc à bestiaux), stupéfiant, n’est-ce pas ?

Pour finir sur le sujet de l'Edin, nous pouvons également relever qu'Edin en akkadien se traduit en Sêru, dont la décomposition sumérienne SÈ-RU veut dire "(où) les êtres faibles remettent les présents"…décidément, quel beau paradis !

 

Parlons étymologie encore : Vous montrez que le terme sumérien LÁ-BURU14 "celui qui met en place les moissons" correspond au terme Dogon qui désigne Dieu, soit "laboro". Ne peut-on pas poursuivre le raisonnement avec le latin et le français "labourer", mot a qui évoque les moissons et la notion de travail que l’on retrouve également dans le latin, l’italien et le français avec des mots comme "Labor" (labeur), "Lavorare" (travailler), élaborer, laboratoire, tous des termes qui évoquent la notion de tâche, de travail ?

Anton Parks : Oui, et c'est une excellente démonstration. Elle nous pousse davantage dans l'étymologie probable sumérienne de ces termes, notamment du "labor" latin (effort, labeur, peine), car nous trouvons deux possibilités sumériennes intéressantes qui sont : LA-BÙR "recevoir l'abondance ou la luxuriance" et LA-BUR "le repas de l'abondance". Comme nous savons que l'être humain avait pour mission de nourrir les "dieux" sumériens dans l'effort, nous ne pourrons qu'apprécier ces nouvelles décompositions réalisées à l'aide du sumérien.

 

"Que la corvée des dieux devienne leur corvée ! (celle des Hommes). Pour qu'à perpétuité, ils délimitent les champs et prennent en mains pioches et paniers, au profit de la maison des grands dieux, l'Ubšu’ukkinnaku […] Ils mettront en place les rigoles pour arroser et faire foisonner toutes sortes de plantes. […] Ainsi, cultiveront-ils les champs des Anunna, et accroîtront-ils l'abondance du pays. […] ils multiplieront pour promouvoir l'abondance du pays, bœufs, moutons, bétail, poissons et oiseaux. […] Aruru (Nammu), digne souveraine a prescrit l'ample programme. Technicien après technicien, rustre après rustre, d'eux-mêmes pousseront comme du grain. […] Selon l'ample programme établi par An, Enlíl, Enki et Ninmah, les grands dieux, et là même où les Hommes furent créés, fut installée Nisaba (déesse de l’agriculture) comme souveraine.

Extraits du texte cosmogonique d'Aššur

L'humanité est sous l'emprise millénaire des reptiles selon le Codex mexicain Laud, planche 34.

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Catégorie : Les chroniques du Girku

 Les chroniques du Girku

2/4/2009

 

Les chroniques du girku

Les chroniques du Girkù

 

Anton PARKS

et les premiers pas de l'humanité

 

Au moment où Anton Parks termine le second tome de sa trilogie, l’auteur nous livre une interview qui narre de manière totalement originale l’histoire de l’humanité d’avant le déluge et explique aussi comment nous avons hérité de structures sociales et religieuses telles que nous les connaissons : des structures hiérarchiques aliénantes dans lesquelles l’homme est un loup pour son prochain. Aussi étonnant que cela puisse paraître à première vue, cette histoire serait le fruit d’une longue interaction avec des entités extraterrestres que nous avons pris pour des dieux, une thèse de plus en plus partagée par un nombre croissant d’auteurs. Cette intervention étrangère explique au mieux la diversification de la création, la manifestation d’entités biologiques complexes et de l’intelligence sur la planète terre.

Ádam Genisiš et les Seigneurs de guerre. On pourrait même parler de « saigneurs » de guerre, tant les entités extraterrestres, la fameuse caste des « dieux » Anunna des tablettes sumériennes, ont exigé leur lot de sang pour asseoir leur pouvoir sur la planète « terre » (Uras- pour les races reptiliennes). Le sang des hommes mais aussi le sang des « dieux » extraterrestres qui se livrent à une guerre raciale, économique, idéologique mais aussi un conflit entre sexes (extraterrestres à polarité masculine contre extraterrestres  à polarité féminine) dont l’enjeu est le mode de gouvernement de certaines régions de l’univers. Notre astre est devenu en ces temps si lointain une réserve écologique, une sorte de banque génétique du vivant , enjeu d’un conflit gigantesque entre les divers races extraterrestres –le bestiaire sumérien- qui se déchirent dans le cadre d’une massive guerre intergalactique. La création du projet « Adam », à savoir les divers prototypes d’humains dans un tel contexte ne pouvait aboutir qu’à un mélodrame. C’est ce que nous raconte le second tome des Chroniques du Girku, l’œuvre en plusieurs tomes d’Anton Parks.

L’intéressé nous a accordé une interview qui expose certains des thèmes abordés dans ce livre : la création de l’humain, son assujettissement aux religions dogmatiques mais également ce qui se cache derrière ces étranges notions que sont l’éternel féminin mais aussi la sexualité sacrée.  En effet, lorsque certains « dieux » reptiliens ont accordé à l’humanité la possibilité de se reproduire, il s’agissait de conférer aux hommes la possibilité d’être indépendant, autonome et de ne plus avoir besoin du clonage pour se « multiplier ». Certains prototypes de projet « humain » s’émancipaient et pouvaient à terme échapper au contrôle absolu d’Enlil et ses Anunna. Il y a également une autre dimension à ce « don » de la procréation : celle de la sexualité, qui dans certaines conditions peut devenir sacrée et offrir l’accès à la connaissance, à une élévation de l’âme, à une véritable transcendance. Les gnostiques avaient saisi l’enjeu qui se cachait derrière ces notions tout comme les adeptes du tantrisme. Les religions judéo-chrétiennes y ont vu un danger mortel et un poison pour l’âme, raison pour laquelle la sexualité a toujours été auréolée d’un tabou. L’interview d’Anton Parks nous livre de fascinantes perspectives sur ce sujet.

Pour expliquer le monde et les sociétés dans lesquelles nous vivons, nous avons recours à deux types de réponses : les unes émanent de la Science et des sciences humaines, les autres des mythes et des légendes sur la création du monde, et en ce qui nous concerne, les textes bibliques. Malheureusement, à l’usage, nous sommes contraints de  reconnaître, pour de multiple raisons que les réponses aux questions fondamentales que nous nous posons provenant tant des champs des sciences exactes, des sciences humaines, des mythes et textes religieux sont largement insatisfaisantes.

La théorie de l’évolution des espèces de Darwin prise stricto sensu est incapable de répondre à des points fondamentaux concernant l’émergence brutale de l’intelligence, de certaines espèces animales et végétales ainsi qu’un paquet d’anomalies temporelles, à savoir des artefacts ; des objets et des créatures que l’on retrouve dans des périodes de l’histoire de la terre infiniment trop anciennes et qui ne sont pas supposés s’y retrouver.

Les récits bibliques imposent tout et n’expliquent rien. Ils ne font que nous informer sur l’existence d’un lien de soumission éternel et indéfectible entre un créateur, « Dieu » et ses créatures, les hommes, tous coupables d’une faute assez obscure concernant  le fruit d’un arbre que les humains n’ont même pas volés mais ont eu la curiosité de manger parce qu’une vilaine créature reptilienne le leur proposait. 

La surprise peut alors surgir lorsqu’une œuvre qui prend les allures de la fiction mais qui ne pourrait pas en être permet de jeter des ponts entre ces trois domaines : les sciences exactes, les sciences humaines et les mythes et légendes fondateurs de nos civilisations.

L’œuvre d’Anton Parks demeure totalement originale, à part, étonnante, plongeant le lecteur dans un ballet incessant de questions et de réponses, jouant avec les racines de nos mythes les plus fondamentaux, les décodages des langues anciennes et modernes dans le cadre d’une saga épique. Fiction, réalité ? Le lecteur choisira. Cela n’a pas une grande importance car ce qui compte est le sens que l’on trouvera à tous les flashs que l’auteur a perçu pour raconter cette histoire antédiluvienne des « Dieux » qui auraient créé les hommes et dont on retrouve la trace dans les étranges chroniques sumériennes découvertes sur des tablettes d’argile séché dans les entrailles de la Mésopotamie.

Ce lien que l’auteur établit entre ses flashs, sa passion pour la codification du syllabaire akkado-sumérien et les textes anciens lui permet de mettre en évidence une toute autre histoire de l’humanité. Un exemple : la Bible nous affirme que Dieu, pour nous punir de notre orgueil lors de l’édification de la tour de Babel a semé la discorde et a fait en sorte que les hommes ne se comprennent plus entre eux en nous faisant parler différentes langues. A l’aide d’exemples et d’indices présents dans les textes anciens et sur base de ses connaissances propres, Parks met en évidence un autre scénario : c’est Enki qui a fait en sorte d’enseigner diverses langues à des groupes humains afin qu’Enlil (ou Yahvé) et sa cohorte de Dieux guerriers –les Anunna- ne puissent pas diriger un groupe uniforme. Une manière subtile d’empêcher une sorte de gouvernement central.

Ce deuxième tome réjouira les lecteurs du premier car il reprend l’histoire là où l’auteur nous avait abandonné, moment crucial où le personnage de Sa’am/Enki du panthéon des « Dieux sumériens » rejoint la terre et marque de son empreinte une suite complexe et inexorable d’événements qui aboutiront à l’émergence de l’humanité d’abord primordiale, ensuite telle que nous la connaissons. Le projet «humanité », car il s’agit bien d’un projet, aurait du être une merveilleuse aventure du vivant et de la manifestation créée de l’intelligence. Malheureusement, cette aventure, comme le laisse sous entendre les chroniques sumériennes et textes bibliques qui en sont l’émanation expurgée et détournée, sera marquée par l’aliénation, la soumission, la souffrance, bref par cet éternel lien « bourreau/victime » ; « abuseurs/tourmenteurs » qui semble être une marque de fabrique de nos sociétés humaines. La Bible, en un retournement d’arguments très machiavélique, en a imputé la faute aux hommes. Le livre d’Anton Parks montre grâce à son récit de ce qui est arrivé aux « Dieux » extraterrestres vénérés par la suite par les Sumériens à quel point il s’agit d’un mensonge. Notre « péché originel «  n’est pas nôtre. Nous pourrions dire que nous n’avons rien à voir avec cette histoire puisque nous avons fait les frais d’une guerre entre « Dieux » et plus largement, entre civilisations extraterrestres.

Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi ? Quelles sont les raisons qui ont présidées à l’émergence de cultes monothéistes marqués par la faute originelle, la notion de punition, de soumission, aux concepts de purs et d’impurs ? A cet égard, le second tome répond très bien à ces questions. Il éclaire de façon limpide certains passages de la Bible qui demeurent, pour le pire ou le meilleur des mythes fondateurs de nos sociétés modernes de type essentiellement patriarcale.

Maintenant, comme nous l’avions déjà mentionné pour le tome 1 se pose le problème de la façon dont l’auteur a collecté ces informations et les a retranscrites. Depuis l’âge de 14 ans et pendant une durée de 10 ans, Anton Parks a été assailli par des visions qu’il ne pouvait contrôler, ordonner, dater. Il pensait au départ recueillir des impressions visuelles sur un avenir improbable. Il lui faudra des années pour mettre de l’ordre dans ce déluge d’informations et surtout leur donner un sens. Lorsqu’il est en contact avec l’écriture et les textes sumérien, tout prend alors tournure et ses visions finissent par acquérir une réelle cohérence. On peut rester totalement sceptique ou hermétique à ce type d’événement. Il reste le texte, les rapports totalement pertinents que l’auteur établit entre ses visions et des passages assez hermétiques des chroniques anciennes, des écrits bibliques ou des textes apocryphes. Le lecteur ne pourra pas non plus échapper au décodage de la langue grâce au syllabaire sumérien. Enfin, Anton Parks nous décrit le fonctionnement des rapports de force entre les soi-disant « Dieux » du panthéon sumérien et égyptien en élargissant le tableau vers un colossale bestiaire galactique, un combat extrêmement complexe et fascinant entre de multiples civilisations extraterrestres dont l’identité est codée grâce au syllabaire « Gina-abul sumérien ». Levons maintenant le rideau sur l’interview et dévoilons les premières visions, les premières réponses contenues dans Ádam Genisiš.

Dans votre premier ouvrage "Le Secret des Etoiles Sombres" vous présentiez une codification des anciens langages de la Terre au moyen du syllabaire suméro-akkadien des anciens "dieux". Vos démonstrations étaient frappantes. Dans "Ádam Genisiš", vous prolongez votre raisonnement et vous expliquez que cette codification a eu pour objectif de déstabiliser le monde des "dieux" et non celui des humains comme indiqué dans la Bible (avec le mythe de la tour de Babel).

Anton Parks : Les langages sumériens et akkadiens sont à la base de tous les idiomes et langues terrestres et je pense que les multiples échantillons qu'il m'a été possible de placer dans mes deux premiers ouvrages le démontrent très bien. Pour ainsi dire, tous les termes usuels des anciens langages ont été codifiés grâce au sumérien ou au suméro-akkadien. La raison de cette codification est la guerre qui sépare en deux le monde des "dieux" que l'on retrouve sur les tablettes d'argile qui composent la mythologie mésopotamienne. Avant même la dernière vague d'arrivée de ces "dieux", il existait déjà deux langages distincts qui étaient d'une part, l'Emešà ("langage matrice"), celui des femmes qui englobait toutes les particules que l'on retrouve à la fois dans le sumérien et l'akkadien et d'autre part l'Emenita ("langage mâle"), celui des mâles. Pour des mobiles liés à un ancien conflit entre mâles et femelles Gina'abul (les "divinités" de type lézard), les prêtresses utilisaient déjà une sorte de langue cachée de façon à communiquer entre elles secrètement. Cette même agencement linguistique se retrouve sur Terre en tant que Emešà ("langage matrice") et l'Emesal ("langage raffiné") que parlaient les "déesses" et les prêtresses terrestres de l'époque plus récente, alors que les mâles humains utilisaient l'Emegir ("langage princier"), également dénommé Emean (langage du ciel"), c'est-à-dire le sumérien qui dérive de son ancêtre l'Emenita.

Malgré les nombreuses tentatives de rapprocher le sumérien avec d'autres langues, le langage sumérien reste totalement à part et n'appartient à aucune des familles linguistiques connues. Seul l'akkadien semble faire partie des langues sémitiques. Toutefois, l'affinité du langage akkadien avec le sumérien se reconnaît par l'utilisation de la forme verbale à la fin de chaque phrase, particularité qui ne se retrouve dans aucun langage dit sémitique. Certains linguistes diront qu'il s'agit d'une influence sumérienne parce que l'akkadien apparaîtrait officiellement après le sumérien et que la population akkadienne aurait adapté leur écriture aux Sumériens. Je ne suis pas en accord avec cette opinion, car l'écriture akkadienne a surgi dès la naissance de l'écriture cunéiforme sumérienne (vers 2 500 av. J.C) et que les Sémites porteurs de l'akkadien étaient présents au moins vers 2 600 av. J.C. Les dernières recherches le démontrent distinctement… De plus, l'akkadien apparaît formé dès le début, "comme descendu du ciel", ce qui fait de ce langage le plus ancien de la branche sémitique (avec l'éblaïte). En ce qui concerne l'écriture cunéiforme qui est à ce jour le témoignage le plus "parlant" de l'existence d'une histoire complexe et structurée au Proche-Orient ancien, je rappelle aux lecteurs qu'il s'agit d'une graphie purement terrestre, inventée par les Hommes et non par les "dieux". J'ajouterai que les récits épiques des tablettes mésopotamiennes retracent en partie des événements historiques qui, très souvent, n'étaient pas contemporains des rédacteurs (humains) de l'époque.

Pour revenir au dialecte des Assyriens et Babyloniens, il est bien clair dans ma tête que l'akkadien provient du "langage matrice" que possédaient les prêtresses Diğir ("divinités") du panthéon mésopotamien. La partie mâle (les Anunna) étant en conflit avec ces dernières. De plus, je démontre dans mes deux premiers ouvrages que Sa'am-Enki était plutôt du côté des femelles Nindiğir ou Amašutum que du côté de son créateur An et son bras droit Enlíl. Or, Enki est bien celui qui a mélangé le langage des Hommes selon les propos des tablettes, c'est bien lui qui a codifié les langages de façon à casser la domination d'Enlíl sur le genre humain qui ne parlait originellement qu'un seul et même langage :

"Autrefois, il fut un temps où le pays de Šubur, de Hamazi, de Kalam (Sumer) où se parlent tant de langues, le pays et principauté aux divines lois, Uri, le pays pourvu de tout le nécessaire, le pays de Martu qui reposait dans la sécurité, l'univers tout entier et les peuples tous ensemble, rendaient hommage à Enlíl avec une seule langue. Cependant, le Père-Seigneur, le Père-Prince, le Père-Roi, Enki, […] le Père-Seigneur courroucé… ".

"[…] Enki, le Seigneur de l'abondance, dont les commandements sont sûrs, le Seigneur de la Sagesse qui scrute la Terre, le chef des dieux, le Seigneur d'Eridu, doté de Sagesse, changea les mots de leurs bouche, y mit de la discorde, dans la langue de l'Homme, qui avait été d'abord unique".

Emmerkar et le Seigneur d'Aratta + extrait d’une tablette de l'Ashmolean Museum d'Oxford

J'explique dès le premier ouvrage que la codification organisée secrètement par Enki et les siens, les Nungal, c'est-à-dire les "anges veilleurs" ou Bené Elohim (fils des Elohim), a été possible en employant l'intégralité du dialecte originel (Emešà = "langage matrice") des prêtresses. La création de nouveaux dialectes à partir du syllabaire complet suméro-akkadien n'a pas seulement été possible grâce à l'utilisation répétée des particules dites akkadiennes – originellement inconnues des "dieux" mâles – mais également par l'inventif emploi croisé et embrouillé des trois éléments principaux qui forment une phrase, à savoir : le sujet de l'action, l'objet et la forme verbale. Comme cela sera indiqué dans le volume trois de cette série, l'apparition du langage akkadien est une des dernières manœuvres du clan rebelle pour contrarier la domination Ušumgal-Anunna (Yahvé) sur le pays mésopotamien où était principalement implantée la monarchie des "dieux".

Enki est parfois dénommé MUŠDA en sumérien. Cette épithète le définit comme étant le "grand architecte" ou encore le "maçon" du monde, mais la décomposition de ce terme en MUŠ-DA nous donne "puissant reptile". Ce reptile rusé, responsable du clonage de l'humanité et de la codification des langages de la Terre n'est autre que le serpent biblique, celui qui déjoue le plan de Yahvé en Eden, alors que ce serpent est pourtant sous les ordres de ce même Yahvé. Enki, "le reptile", rappelle en tout point la définition du terme sumérien EME-ŠID ("lézard"), dont la définition stricte EME (langage, parole, langue) + ŠID (mémoriser, réciter à haute voix, dénombrer) nous restitue "celui qui dénombre le(s) langage(s)" ou "celui qui récite la parole" !!! Comme je le démontre dans mes deux premiers ouvrages, l'Ancien Testament est une médiocre contrefaçon qui utilise à outrance des traditions mésopotamiennes et égyptiennes beaucoup plus anciennes…

Je suis absolument convaincu que des lecteurs ou des chercheurs indépendants prétendront que les différentes possibilités qu'offre le jeu de l'homophonie suméro-akkadienne expliquent pourquoi il sera toujours possible de décoder un terme étranger… Je préciserais qu'ils ont parfaitement raison de le penser et préciserait que c'est bien pour cela que le code a été difficile à casser par le passé, même par des Gina'abul qui parlaient pourtant à la perfection l'Emenita ou l'Emegir (le sumérien)… De même, les voyelles étant différentes selon les régions du globe et particulièrement en Orient, certains ne comprendront pas le choix phonétique que j'empreinte pour décoder différents termes. Je souhaite préciser que toute possibilité phonétique est possible, même en changeant parfois les voyelles, que nous savons justement inexistantes dans certains langages. Prenons par exemple le nom égyptien de Isis qui est Aset ou Iset, selon les interprétations. Nous obtenons : A-SÉ-ET "source du présage de vie" ou I-SÉ-ET "lamentations du présage de vie". Ces deux compositions apportent une parfaite définition de la personne d'Isis en tant que source, c'est-à-dire "mère ou pleureuse (d'Osiris) responsable du présage de vie (Horus)".

Le scientifique Gerry Zeitlin et moi avons réalisé un schéma à partir de la compréhension que j'ai pu tirer de cette histoire de langage matrice. Le travail de Gerry est remarquable dans la mesure où il me permet de matérialiser et d'authentifier certaines données que j'aurai eu quelques difficultés à diffuser seul. Notre collaboration est très importante. Gerry Zeitlin a réalisé plusieurs schémas pour Ádam Genisiš ainsi que sur son site où il analyse méticuleusement mon travail.

 

La société mise en place par la lignée de la noblesse Ušumgal, celle des "dieux" extraterrestres An et Enlíl, est une société totalement patriarcale, ennemie des Amašutum (groupes extraterrestres à polarité féminine). Est-ce la raison pour laquelle la société judéo-chrétienne régie par les Lois de Yahvé a perpétué un ordre patriarcal ? Ce conflit ancien entre les deux sexes semble se refléter aujourd'hui encore. Lorsqu'il est question de Yahvé, en tant que dieu – selon vos informations –responsable de la (re)création de l'espèce humaine, la notion de glaise, d'argile et de terre est employée dans la Bible. Pouvez vous nous expliquer ces notions et le décodage que le syllabaire sumérien nous apprend à ce propos ?

Anton Parks : Oui, tout à fait. L'existence sur Terre de divinités à polarité féminine est antérieure à la présence du dieu mâle telle que nous la rapporte la religion judéo-chrétienne et qui n'apparaît qu'en Genèse 2.7, c'est-à-dire lors de la seconde création répertoriée dans la Bible. Une grande majorité des légendes de la Terre témoignent de la présence de divinités à polarité féminine. La Genèse l'a fait également, il suffit de lire attentivement le texte de la création. En Genèse 1.26, les Elohim ("les divinités"), terme pluriel féminin, créent l'Homme "à leur image"… Pourquoi ce terme, pourtant féminin pluriel, est-il traduit le plus souvent en "Dieu" ? J'explique dans mes ouvrages que le terme Elohim se décompose en suméro-akkadien en EL-Ú-HI-IM "les puissants élevés qui ont mélangé l'argile (ou l’argileux : l’Homme). Ces Elohim forment une association multiethnique et culturelle planificatrice qui travaille pour la Source de toute chose qui figure plutôt une énergie féminine, celle de la Déesse-Mère. Les êtres féminins dont il a été question plus haut et qui sont en conflit avec l'autorité mâle des textes sumériens, font partie du groupe des Elohim que je nomme Kadištu dans mes écrits.

 

Une Déesse-Mère sous forme d'arbre nourrit l'humanité, selon le Codex  mexicain

Fejervary-Mayer, planche 28. L'arbre est le grand symbole des divinités féminines et figure en Mésopotamie une "Etoile Sombre".

 

En Genèse 1.26, lorsque les Elohim souhaitent créer l'Homme primordial, il est dit : "faisons l’homme à notre Tsélem (image)". Pourtant le mot hébreu Tsélem ne semble pas être convenablement traduit, car il est formé du vocable Tsél qui veut dire "ombre" et du Mem final qui symbolise de façon hermétique l’eau, l’élément vital, c'est-à-dire la semence. Lorsqu’il est stipulé qu’Elohim va former l’homme primordial à partir de son Tsélem, cela veut traduire qu’il va le former à partir de ses gènes, de son "ombre-liquide", c’est-à-dire de la semence d’Elohim !

"[…] Ils (les créateurs) façonnèrent une créature en associant leurs pouvoirs les uns des autres, ceux dont ils avaient été gratifiés. Chaque puissance fournit une qualité conforme à l'image qu'elle s'en était faite psychologiquement. Ainsi créèrent-elles un être en tant que Homme primordial parfait…".

Manuscrit de Nag-Hammadi, "Le Livre Secret de Jean", Codex NH2-1 ; 28

Il est tout à fait intéressant de noter que le terme hébreu Tsélem (traduit en image?!) décomposé en suméro-akkadien donne TÉŠ ("sexualité", "force vitale") ; EL ou ÍL ("élevé", "être haut") ; EM ou IM ("argile", "boue"), soit TÉŠ-EL-EM "la force vitale élevée de l’argile" ou "la haute force vitale élevée de l'argile". L'argile biblique représentant généralement le sang ou encore les gènes, nous pouvons donc traduire le passage en question en "faisons l’homme à notre (avec) notre haute force vitale élevée ou tirée de l'argile (c'est-à-dire avec notre sang ou nos gènes)"… Cette traduction est parfaitement en accord avec le texte apocryphe de Jean mentionné juste au-dessus. Que le lecteur qui va bientôt se réveiller comprenne d'une façon définitive pourquoi les textes apocryphes (du grec apokruphos "tenu secret") n'ont volontairement pas été incorporés dans la Bible, le plus grand best-seller au monde. Deux des plus importants conspirateurs sont, sans doute, l'empereur Constantin, qui, en 312, a fait détruire les oeuvres "païennes" et "hérétiques" et qui a commanditer auprès des gardiens du dogme, la révision et la fabrication de nouveaux exemplaires de la Bible. Le second est l'évêque Athanase d'Alexandrie qui a dressé en 367 la liste des titres destinés à former le Nouveau Testament parmi plus de 70 évangiles existants… et rejetés !

Le culte de la Déesse-Mère et celui des femmes en général a toujours terrifié le monde politico-religieux patriarcal. Faut-il rappeler que la très Sainte Eglise a considéré la femme jusqu'au Moyen Age comme une souillure qui pouvait être battue, torturée, violée et mis en esclavage. Ah, oui, j'oubliais, la femme n'avait pas d'âme (sic). L'ancienne religion, celle de la Déesse-Mère, n'a cessée d'être persécuté au fil des âges. Au Moyen Age justement, la religion de la Déesse était une concurrente menaçante pour le dogme judéo-chrétien plus récent. En 1484, le pape Innocent VIII chargea l'inquisition de lancer la chasse à l'ancienne religion matriarcale. La publication en 1486, du Maleus Malificarum "le Marteau des Sorcières", ouvrage des dominicains Heinrich Kramer et Johann Sprenger, établit les bases d'un règne de terreur qui dura plus de deux siècles dans toute l'Europe jusqu'en Amérique du Nord. On estime à 9 millions le nombre d'"hérétiques" qui furent exécutés, dont 80 % de femmes, d'enfants ou de jeunes filles dont l'Eglise pensait qu'elles avaient hérité du "mal" de leurs mères ! La misogynie devint un élément capital de l'Eglise Catholique médiévale ; la femme et sa sexualité étant "le mal incarné". La femme accusée de sorcellerie était arrêtée brutalement, sans avertissement, déclarée coupable et brûlée… c'était il y a plus de 500 ans seulement, Alléluia !

 

Les deux premiers tomes des "Chroniques du Ğírkù" font souvent référence au cycle menstruel, à son importance, à son pouvoir de guérison et d’entendement puisque les menstrues des Amašutum, des entités féminines du récit, sont employées dans le cadre de rituels sacrés. On retrouve très étrangement cette coutume dans les anciens rituels gnostiques qui vouaient un culte particulier à l’éternel féminin. Par contre, dans certaines autres traditions rituelles ou religieuses et plus particulièrement les religions du Livre, comme l’Islam, la femme est considérée comme impure pendant cette période de sa vie et son cycle menstruel est frappé d’un tabou, d’un interdit très puissant. A cet égard, vous mettez en évidence un texte extrait du Manuscrit de la Mer Morte 4Q266 Frag9 Col2 : "Quiconque cohabitera sexuellement avec une femme durant son flux sanguin contractera la souillure causée par la menstruation ; et si un écoulement survient à nouveau en dehors des règles normales, elle sera impure durant 7 jours". Pourquoi ce tabou sur les femmes au point de les comparer souvent à des sorcières ?

Anton Parks : La femme est au cœur d'un complot universel depuis la nuit des temps. Son pouvoir a effrayé les "dieux" des différentes mythologies et il effraie l'Eglise, car il pourrait libérer l'être humain et ce dernier n'aurait plus besoin du clergé pour se rassurer et se sentir "assisté". Les menstrues des femmes terrestres ont, elles aussi, fait l'objet de rituels sacrés et très hermétiques pour les raisons que l'on imagine bien.

Puisque nous sommes dans les grandes vérités, examinons le sens exact du mot « sorcière » dans la langue des "dieux". Nous allons y trouver comme par enchantement un thème fondamental que la religion judéo-chrétienne s'est évertuée à masquer au regard du peuple. Le terme sumérien utilisé pour exprimer une sorcière est Míuš'zu. Sa véritable traduction, et les divers interprétations que l'on va pouvoir en faire grâce aux homophones dont les Sumériens étaient tellement friands vont nous mettre sur la voie d'un sens astucieusement dissimulé. La simple décomposition de MÍ-UŠ12-ZU donne "la femme à la sécrétion-sagesse" ou encore "la femme au venin-connaissance"…

 

"Sorcière" mexicaine tirée du Codex Fejervary-Mayer, planche 17.

Le serpent ("entre ses cuisses" !) est son symbole de prédilection…

 

"Pendant 130 ans, Adam resta séparé de sa femme […] à cause du venin qu'il venait d'absorber. Quand le venin vint à s'épuiser, il revint [à Eve]".

Le Zohar, Berechit 3, 55a (texte rabbinique)

Le jeu de l'homophonie sumérienne va encore nous apporter quelques précisions complémentaires sans dénaturer le sens originel du terme. Si nous remplaçons le UŠ12 par ÚŠ, nous obtenons : MÍ-ÚŠ-ZU, soit "la femme au sang sagesse", et avec UŠ, MÍ-UŠ-ZU, soit "la femme qui élève la connaissance (ou la sagesse)"… Avant que le christianisme n'intervienne, les sorcières étaient considérées comme des personnes possédant l’énergie de la Déesse. Les diverses possibilités de traduction jouant sur l'homophonie du langage des "dieux" nous assurent que nous sommes en présence d’une substance particulière dont les femmes sont les seules à posséder le secret. Un autre élément doit intervenir pour accomplir l'acte sacré, nous sommes très proche de la tradition alchimique. Si vous avez une confiance absolue en votre partenaire et que vous l'aimez infiniment, que vous partagez tout avec cette personne, alors sachez que tout est possible, comme partager ses menstrues et son sperme:

"Et l'arbre de la connaissance du bien et du mal : pourquoi est-il ainsi désigné ? […] C'est que cet arbre se nourrit de deux côtés opposés et il les reconnaît comme quelqu'un qui mange en même temps du doux et de l'amer. Tirant sa substance de deux directions contraires, il est appelé "bien et mal"".

Le Zohar, Berechit, 35a et 35b

Les rabbins qui entreprirent la compilation les textes du Zohar savaient très bien de quoi ils parlaient. Bien entendu, l'allusion faite ci-dessus est en rapport avec le sperme et les menstrues, le sperme représentant "le bien", et les menstrues "le mal" ! L'interdit par Yahvé d'approcher une femme et un homme dont les écoulements impurs ne doivent surtout pas se mélanger se trouve également dans la Bible :

"Lorsqu'un homme a un écoulement sortant de son corps, cet écoulement est impur. […] Tout lit où couchera cet homme sera impur et tout meuble où il siègera sera impur. […] Lorsqu'un homme aura un épanchement séminal, il devra se laver à l'eau tout le corps et il sera impur jusqu'au soir. Tout vêtement et tout cuir qu'aura atteint l'épanchement séminal devra être nettoyé à l'eau et sera impur jusqu'au soir. […] Lorsqu'une femme a un écoulement de sang et que du sang s'écoule de son corps, elle restera pendant sept jours dans la souillure de ses règles. Qui la touchera sera impur jusqu'au soir. Toute couche sur laquelle elle s'étendra ainsi souillée, sera imure ; tout meuble sur lequel elle siègera sera impur".

La Bible, Le Lévétique, "les impuretés sexuelles", 15

Il faut savoir que dans les sécrétions sexuelles, on retrouve des éléments chimiques particuliers : le sperme, par exemple, contient des quantités importantes de l'oligo-élément « zinc », qui intervient dans plus de 80 processus biochimiques dans l'organisme. Nous sommes au cœur de l'alchimie mystique…

Toutes ces révélations peuvent vous sembler étranges, j'en conviens, mais vous ne devez pas oublier que la société dans laquelle nous vivons est totalement déconnectée du sacré et de certaines réalités. Le sexe a été volontairement banalisé et se vend aujourd'hui au coin des rues comme une vulgaire marchandise prête à la prompte consommation. Le "génie" de l'homme n'a jamais cessé sa quête des moyens les plus raffinés et pervers en vue d'exploiter la femme pour son plaisir immédiat et l'argent qu'il peut en tirer. Il possède même la capacité de jouir de la souffrance de son double féminin, il est sans nul doute le seul animal (Á-DAM en sumérien) capable de torturer et tuer son prochain pour son bon plaisir. En déformant de la sorte certaines réalités, l'être humain a su se confiner dans un monde formaté, totalement à l'image de l'univers pervers des "mauvais archontes" reptiliens décrits dans les textes gnostiques et qui se sont fait passer pour les véritables divinités de notre univers. Une honte existentielle accompagne le sens du sacré, car le sexe est le centre de la culpabilité infligée par ces mauvais "dieux". Si les "dieux" sumériens, transformés en un dieu unique et universel dans une grande majorité de religions, ont posé un interdit sur le sacré au point qu'aujourd'hui ce sacré soit devenu une véritable foire, c'est uniquement pour détourner l'humanité de la véritable réalité qui lui permettrait de s'élever. Une grande majorité d'entre vous n'a aucune idée du merveilleux qui nous entoure. Vous, qui lisez ces lignes, si vous avez la joie de partager votre vie avec une personne que vous aimez profondément, vous devez comprendre que le sexe n'a rien avoir avec une performance telle qu'elle vous est présentée par les médias. Le sexe est une connexion du cœur, une fusion dans l'amour véritable…

Selon la Bible et les écrits rabbiniques, c'est Samaël "l'ange déchu", dit le "serpent", qui initia l'humanité au fruit de l'arbre de la connaissance. Vous appuyez cette doctrine en précisant qu'il s'agit de Sa'am, alias Enki, le chef généticien Gina'abul qui clona les humains -ouvriers sexués- et qui enseigna la sexualité à cette nouvelle humanité. Il semble également responsable de la pratique sexuelle qui concède l'élévation. Pouvez-vous préciser cette pensée et son fonctionnement ?

Anton Parks  : C'est un vaste sujet que j'aborde dans mon premier ouvrage "Le Secret des Etoiles Sombres" et que je précise dans Ádam Genisiš. La pratique qui permet l'élévation spirituelle se prénomme Tantrisme en Inde. Cette action, combinée avec la pratique des mélanges des fluides, apporte une transformation importante de l'individu. La seule condition étant de réaliser cet acte avec respect et uniquement avec la personne que l'on aime profondément. Je préfère le préciser, car il s'agit d'un procédé "magique", qui peut être détourné s'il n'est pas réalisé dans l'Amour Inconditionnel !

 

Codex maya de Madrid, planche 30.

Représentation de Ixchel, divinité de la fertilité féminine, de la médecine et de la lune. Le texte qui accompagne cette illustration témoigne du mystère des mystères : "l'étoile relâche de l'eau, la sève des profondeurs de la mère éclatante élève le fil tordu (c'est-à-dire la Kundalinî)".

 

Je vais détailler ici les propos que j'expose dans mes ouvrages en précisant la démarche à suivre. Le Tantrisme est un dialogue religieux entre l'homme et la femme en vue de la réalisation de l'unité. Dans le Tantrisme, chaque femme est une prêtresse dans laquelle est incarnée la Déesse-Mère ; véritable voie d'accès vers l'absolu. Plus l'acte est long, plus la sexualité est intégrée dans un cadre spirituel qui est proche de la relaxation et du yoga. Le yoga tantrique assimile, tel une alchimie interne, les principes masculins et féminins dans le corps humain. La relation sexuelle tantrique est tout le contraire d'un acte sexuel "usuel" où l'homme cherche à atteindre sa jouissance personnelle et son orgasme égoïste, imposant une relation bien souvent expéditive et inassouvie pour la femme que nous savons pourtant multi-orgasmique. Grâce à la pratique du Tantrisme, il appartient à l'homme de se mettre au niveau vibratoire de la femme et de pouvoir la faire vibrer en faisant travailler les sept chakras principaux, et ainsi créer une impulsion que sa partenaire lui renverra. La femme détient le rythme et la fréquence divine, celle de la sagesse ; il incombe à l'homme de pouvoir se caler sur elle afin de "sacrifier ses pulsions primaires" en vue de se synchroniser sur la "Déesse". Le Tantrisme permet d'échapper à la condition humaine et de s'évader de la bestialité qui nous anime. Ceci, simplement à travers un orgasme sexuel prolongé, si possible, sans émission séminale. Cet acte sacré a pour seul but de nous rapprocher du divin, les gnostiques qui prônaient un savoir intérieur, indépendamment de tout dogme religieux, le savaient bien :

"Si tu souhaites discerner la réalité de ce mystère, alors tu devras percevoir la notation merveilleuse des rapports qui ont lieu entre le mâle et la femelle. […] le mystère des rapports est exécuté dans le plus grand secret, de façon que les deux sexes ne puissent être déshonorés devant ceux qui n'éprouvent pas cette réalité. Pour eux, les sexes contribuent uniquement à procréer. Si l'acte se produisait en présence de ceux qui ne comprennent pas cette réalité, ceci paraîtrait totalement risible et incroyable…".

Manuscrit de Nag-Hammadi, "le Codice Asclepius" (21-29), 6,8

Cette pratique millénaire correspond à la sexualité sacrée exercée dans les anciens temps par les prêtresses "Etoiles Sombres", et par la suite dans les temples sacrés où les prêtresses humaines de l'antiquité se livraient à la sexualité rituelle de la Déesse-Mère. Que cette pratique ait été accomplie dans des sanctuaires et que des prêtresses s'y soient accouplées avec des inconnus importe peu ici. C'était en d'autres temps et les mœurs n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui, nous n'avons aucun jugement à porter à cela. Qu'il y eut également des débordements comme des orgies ou autres pratiques détournées, telles que la recherche d'un contact avec le surnaturel grâce à des extases provoquées à grand renfort de magie noire, ne nous élèvera pas davantage. Comme je l'ai indiqué, c'est un acte qui peut devenir dangereux s'il est exécuté dans un esprit de suggestion et de tromperie. Ce qu'il faut savoir aujourd'hui, c'est que le véritable Tantrisme, exercé à deux dans l'Amour Véritable, avec la personne que vous aimez infiniment ne comporte aucun risque, il procure, au contraire, infiniment de choses. J'insiste bien, cette sexualité doit se pratiquer à deux, entre deux personnes consentantes et aimantes, c'est une union sacrée dont le but suprême est de réveiller le divin en chacun de nous et de percevoir la réalité ultime au-delà des perceptions ordinaires. Nous pouvons également ajouter qu'il s'agit aussi d'une façon de recréer l'unité perdue, celle de l'androgynie qui relève de chacun de nous une fois l'incarnation achevée. C'est pourquoi la plus part d'entre nous est à la recherche de son double, en quelque sorte de son âme-sœur, pour accomplir consciemment ou inconsciemment l'acte extatique et revenir en quelque sorte "chez soi"… Vous comprenez ?  Les transformations sont telles qu'elles peuvent également causer un déblocage important chez les plus personnes les plus "frigides". Ce n'est pas à moi d'énumérer les bienfaits de ces gestes millénaires que les anciens connaissaient parfaitement et qui furent finalement réservés à quelques rares initiés. L'expérience est en chacun de nous et propre à chacun. Les textes tantriques de l'Inde ne sont pas les seuls à exprimer le besoin qu'éprouvent la femme et l'homme à s'unir à nouveau pour reformer le couple divin androgyne qui pourra reproduire l'unité et créer une ouverture spirituelle ; couple qui, selon la doctrine tantrique, entreprend lors de l'union sacrée d'interchanger les rôles, la femme devenant l'homme et inversement :

"Lorsqu'Eve était en Adam, la mort n'existait pas. Quand elle se fut séparée de lui, la mort survint. Si à nouveau elle rentre en lui et s'il la prend en lui-même, la mort n'existera plus".

Manuscrit de Nag-Hammadi, "l'Evangile selon Saint Philippe", NH2, 3 68

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Catégorie : Les chroniques du Girku

 Les Sumériens (act V)

2/4/2009

TEXTES ET LITTERATURE

Les documents écrits les plus anciens (-3000) ont été retrouvés dans les ruines d’Uruk lors de fouilles en 1929-1931. Le cunéiforme est une forme d'écriture inventée dans l'ancien Sumer aux environs de la moitié du IVe millénaire avant notre ère. Le système était à l'origine pictographique, mais en s'adaptant aux autres langues de la région (akkadien, perse, etc.) il devint plus phonétique. Le nom cunéiforme signifie "en forme en coins" (latin cuneus), à cause de la forme du stylet utilisé. Le cunéiforme était principalement écrit avec un calame en roseau sur des tablettes d'argile.

 

 

L'EPOPEE DE GILGAMESH

 

L'Epopée de Gilgamesh, rédigé à la période paléo-babylonienne, à partir de la compilation de plusieurs récits sumériens mettant en scène son héros, est l'oeuvre majeure de la civilisation mésopotamienne. Ce texte a connu un succès phénoménal dans tout l'Orient Ancien, et a été traduit en plusieurs langues (Babylonien, Assyrien Hittite, Hurrite). Il s'agit d'une oeuvre glorifiant le héros Gilgamesh, mais aussi d'une réflexion sur la vie, sur l'illusion de la vie éternelle, et une oeuvre pronant le bon sens (un carpe diem version babylonienne en quelque sorte).

 

C'est l'histoire de Gilgamesh, roi d'Uruk, véritable tyran, et de ce fait assez mal vu de ses sujets. Ceux-ci se plaignirent du traitement qu'il leur infligeait à Anu, le maître des dieux, qui ordonna à la déesse génitrice Anunu de créer un être capable de s'ériger en rival du despote. Elle donna ainsi naissance à Enkidu, un être rustre vivant dans la steppe avec les animaux sauvages, loin de la civilisation, ignorant de tout, ne sachant pas parler.

 

Grâce à sa grande force, il déjoua les pièges d'un des chasseurs du souverain d'Uruk, qui n'eut alors plus de quoi gagner sa vie. Il alla s'en plaindre à son souverain, lui demandant de trouver une solution à ce problème. Gilgamesh décida donc d'envoyer une prostituée à la rencontre du sauvage, pour le charmer et l'initier à la civilisation. Celle-ci partit avec le chasseur, et n'eut aucun mal à réussir sa mission. Enkidu, séduit par la jeune fille, s'était détourné à jamais de la steppe, et était rejetté par les animaux dont il partageait auparavant la vie. Il n'eut donc d'autre choix que de suivre la prostituée à Uruk, pour rencontrer Gilgamesh, et enfin laisser le chasseur en paix. Comble de l'ironie, c'est lui qui va défendre des pasteurs rencontrés en chemin contre les bêtes sauvages.

Arrivé à Uruk, il est accueilli en héros par les habitants, qui voient en lui un opposant à Gilgamesh. Ils le comblent de présents et d'attentions, et ont vite fait de l'envoyer combattre le tyran. Le combat à lieu dans les rues de la ville. La bataille dure jusqu'à l'épuisement des deux protagonistes, de force égale. Plutôt qu'un adversaire, Gilgamesh va vite trouver en Enkidu un ami, et à la fin du combat les deux géant se lient d'amitié, oubliant leur différent. Gilgamesh devien donc le maître d'Enkidu, et à eux deux ils sont prêts à accomplir tous les exploits possibles, tels de véritables héros.  

 

Gilgamesh, animé par la volonté d'accomplir des exploits dignes des plus grands héros, entraîne Enkidu dans une expédition périlleuse : il s'agit de se rendre à la Forêt des Cèdres (le Liban actuel), pour y défier le redoutable gardien des lieux, le géant Humbaba, et pouvoir couper les arbres de la forêt. Avec l'aide de Shamash, le dieu du soleil, ils pénètrent dans les lieux, et commencent à abattre des arbres, lorsque le géant les surprend, et engage le combat. Après un long combat, les deux héros terrassent Humbaba grâce une nouvelle fois à l'aide de Shamash. Gilgamesh peut alors ramener la tête du géant à Uruk en guise de trophée.

 

Ces exploits ont attiré l'attention des dieux, et plus particulièrement celle d'Ishtar, la déesse de l'amour, qui a jetté son dévolu sur Gilgamesh. Mais le roi d'Uruk repousse les avances de la déesse, en lui rappellant le sort funeste qu'ont subi ses précédents amants. Offensée, celle-ci demande à son père Anu, le plus grand des dieux, d'intervenir. Il lui accorde l'aide du Taureau Céleste qu'il envoie dévaster Uruk et tuer Gilgamesh. Mais le héros et son acolyte vont déjouer ses plans en tuant le monstre. Ils vont même pousser l'offense jusqu'à jetter à la face d'Ishtar, qui a assisté au combat impuissante depuis les remparts de la ville, la cuisse de l'animal sacré.

 

Cette fois-ci, les deux héros ont dépassé la limite tolérée par les dieux, qui décident de se venger de manière imparable : peu de temps après, Enkidu apprend en songe que l'un des deux compagnons va mourrir. Ce sera finalement lui, et il décèdera après une terrible agonie devant son ami impuissant. Fortement marqué par cette mort, Gilgamesh érige une grande statue en l'honneur d'Enkidu, et proclame une période de deuil dans sa cité. Ayant pris conscience de la mort qui le menace lui aussi, le roi d'Uruk décide de chercher un moyen de vivre éternellement. Il se rend vite compte que sa route ne le mène que vers un seul homme : Ut-napishtim, seul être humain s'étant vu accordé la vie éternelle par les dieux avec sa femme.

 

Parti pour un long voyage, il rencontre les terribles hommes-scorpions, qui terrifient le commun des mortels, tue des lions venus l'attaquer. Il franchit des montagnes, parvient à la route du soleil qui le mène au bosquet sacré où il rencontre des dieux (qui changent selon la version). Il arrive ensuite chez la cabaretière Siduri, demeurant au bord de la mer. A l'écoute du récit du héros, elle lui conseille dans une des répliques les plus célèbres de l'oeuvre d'oublier sa quête et de plutôt profiter de sa vie. Mais, devant l'insistance de Gilgamesh, elle lui indique où trouver Ur-shanabi, le nocher d'Ut-napishtim, qui l'aide à franchir les eaux de la mort, pour parvenir à l'île où réside l'immortel, à l'écart du monde.

 

Ut-napishtim n'est cependant d'aucun secours pour Gilgamesh. Après avoir fait le récit du Déluge, et de la manière dont il est devenu immortel, c'est ce que l'immortel annonce au héros. Pour prouver à ce dernier l'impossibilité de sa quête, il le met au défi de ne pas dormir. Gilgamesh, harassé après tous ces périples, ne résiste pas, et s'endort. S'il ne peut éviter le sommeil, comment pourra-t-il éviter la mort ? Cependant, Ut-napishtim va indiquer au roi d'Uruk l'endroit où il pourra trouver une plante qui lui rendra sa jeunesse. Le héros va la chercher au fond de la mer, mais ne s'en sert pas de suite, préférant l'essayer à son retour à Uruk sur un vieillard pour vérifier son efficacité. Mais sur le chemin qui le ramène chez lui, alors que Gilgamesh se délasse dans un bain, un serpent s'empare de la plante. Il ne reste plus au héros qu'à revenir bredouille à Uruk, avec le nocher Ur-shanabi, et d'appliquer les préceptes de Siduri et d'Ut-napishtim.

 

Les textes sumériens sources sont : Gilgamesh et le Pays des Vivants - Gilgamesh et le Taureau céleste - Le Déluge - La Mort de Gilgamesh - Gilgamesh et Agga de Kish - Gilgamesh, Enkidu et les Enfers,

 

GILGAMESH AU PAYS DES VIVANTS

Avant de mourir Gilgamesh souhaite réaliser quelque chose qui le rendra célèbre pour l'éternité. Il va donc au lointain pays des vivants afin de ramener les cèdres. Avec le soutien du dieu du soleil Utu il commence son voyage avec une petite armée. Le dragon Huwawa (Humbaba) est le gardien de ce pays et il essaya de faire fuir Gilgameh et ses hommes aui abattent des cèdres. Un combat entre Gilgamesh et le dragon est inévitable, Gilgamesh gagne. Utu le dieu du soleil demande à Gilgamesh de ne pas tuer Huwawa mais avec l'aide d' Enkidu son ami, ils lui coupent la tête.

 

GILGAMESH ET LE TAUREAU CELESTE

Le dieu Anu lâche contre Gilgamesh le Taureau céleste.

 

LE DELUGE (L'ATRAHASIS)

Le mythe d'Atrahasis est un poème de 1200 vers environ rédigé au XVIIè siècle. Ce mythe ressemble en fait à la compilation des deux premiers récits sumériens sur la cosmogonie vus plus haut. Dans la première partie, il est expliqué comment les dieux étaient à l'origine divisés en deux groupes : les uns travaillant pour les autres, qui vivaient tranquillement dans l'oisiveté. Mais comme les premiers avaient du fait de cette inégalité décidé de cesser leur travail jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée, les dieux s'étaient réunis sous la menace de la famine, et Ea (nom sémitique d'Enki) avait proposé pour résoudre le problème de créer l'Homme. Ce dernier est crée avec de l'argile pour le façonner, à laquelle on ajouta le sang du dieu Wê-ilu (qui donna le nom awîlu, "l'homme (libre)"), immolé pour permettre de rendre l'argile plus malléable. Puis la déesse-mère Ninmah donne vie à l'être crée.

 

Dans la seconde partie, on voit que les Homme exécutent leur tâche à la perfection, mais qu'ils sont cependant très gênants pour les dieux, dont Enlil, maintenant tous oisifs, et qui ne peuvent trouver de repos dans ce vacarme, d'autant plus que les Hommes ne cessent de se multiplier. Pour résoudre ce problème, le roi des dieux envoie des épidémies, puis la famine pour décimer une partie de ses serviteurs. Mais Ea, protecteur des humains, son oeuvre, déjoue ses plans par l'intermédiaire de son protégé Atrahasis, le "Supersage", un homme qui prévient les siens à chaque danger. Enlil, de plus en plus exapéré, décide d'en finir avec les Hommes en déclanchant le Déluge, et en interdisant à Ea de communiquer avec l'un d'entre eux pour l'avertir. Mais Ea contourne le problème en s'adressant à lui en rêve, et en parlant à Atrahasis travers sa palissade. Ce dernier fabrique donc un bateau qui les sauvera du Déluge, lui et les siens, ainsi que chacun des animaux du Monde. Lorsqu'il constate après le désastre que ses plans ont été déjoués, Enlil retrouve néanmoins son calme, car il a réalisé que la disparition des Hommes le ramènerait à la situation qui avait entraîné leur création. Il accorde l'immortalité à Atrahasis, mais fait en sorte que les Hommes troublent moins sa quiétude, en faisant en sorte qu'Ea diminue la durée de vie des Hommes, et en introduisant la maladie, la stérilité, etc.

 

LA MORT DE GILGAMESH

Texte très incomplet racontant que Gilgamesh en quête de l’immortalité apprend que l' homme ne peut pas l’acquérir.

 

GILGAMESH ET AGGA DE KISH

Ce récit raconte la lutte entre Agga, le roi de Kish, la cité qui dominait Sumer, et Gilgamesh, roi d'Uruk, cité rivale qui refuse cette souveraineté. Agga envoie un ultimanum dans lequel il demande à Gilgamesh de reconnaître sa supériorité, et de devenir son vassal. Devant ce problème, Gilgamesh convoque son "Parlement". Ce dernier est constitué de deux chambres : une assemblée des anciens (un Sénat en quelque sorte), et une autre constituée des citoyens dans la force de l'âge (c'est-à-dire des combattants potentiels). Gilgamesh est résolument pour la guerre, mais les Anciens s'y opposent, et proposent la soumission. Les combattants, en revanche, soutiennent leur seigneur. Gilgamesh tient compte de ce dernier avis (le "Parlement" semble donc avoir surtout été consultatif), et Kish, plus puissante qu'Uruk, assiège cette dernière. Mais devant la puissance de Gilgamesh qui toise les troupes adverses du haut de ses remparts, la terreur s'installe dans le camp ennemi. Agga accepte alors de faire la paix avec son ennemi. Uruk a donc résisté à l'hégémonie de Kish grâce à son puissant souverain.

 

GILGAMESH, ENKIDU ET LES ENFERS

Gilgamesh interoge Enkidu sur ce qu’il advient des humains aux Enfers.

  

LE MYTHE DU DELUGE

 

Le mythe sumérien de l’Atrahasis ou Supersage

Texte sumérien (XVIIIème s. avant JC).

 

Comparer avec le Déluge biblique

A) Les hommes créés par ENKI et NINTU pouvaient vivre 25.000 ans. 250.000 ans plus tard, huit rois des hommes s'étaient succédés. Les hommes étaient prospères, ils avaient étendu leur territoire, ils s'étaient multipliés. Mais le bruit de leurs activités, de leur agitation, de leurs guerres, de leurs fêtes, en un mot leur tapage finit par atteindre... même les cieux.

Lors du Conseil des Grands Dieux ENLIL dit : « La rumeur des humains est devenue trop forte. A cause de leur tapage continuel je n'arrive plus à dormir. Nous leur avons déjà envoyé maladies, fièvres, épidémies et pestilences pour les décimer, mais très vite ils se sont à nouveau multipliés. Nous leur avons envoyé sécheresse, famines et autres fléaux sans plus de résultat. A chaque fois d'ailleurs, ENKI le prince les a aidés à s'en sortir. Maintenant il faut en finir une fois pour toute et envoyer sur les hommes le Déluge afin qu'il n'en reste pas un. » ENKI pris la parole : « J'ai créé l'homme dans l'intérêt des dieux, ne me demandez pas d'approuver un tel cataclysme. Comment pourrais-je porter la main sur mes créatures ! »

 

 

B) Les dieux ayant malgré tout pris la décision finale, ENKI en songe, prévint ATRAHASIS, le Supersage, un homme de bien qui avait toujours mérité sa confiance. " ATRAHASIS, jette à bas ta maison, détourne-toi de tes biens pour te sauver la vie . Construit un grand bateau selon l'épure que j'ai tracée sur le sol. Cette embarcation aura forme équilatérale de 60 mètres de coté. Le bateau sera entièrement clos et toituré solidement. Que son calfatage soit épais et résistant. Tu appelleras ton vaisseau Sauve -Vie. Après y avoir chargé ton froment, tes biens, tes richesses, embarques-y ta femme, ta famille, ta parenté et tes ouvriers ainsi que des animaux sauvages, grands et petits, et des oiseaux du ciel ». Supersage n'avait que 7 jours pour construire Sauve-Vie.

 

C) Les siens et les animaux venaient juste d'embarquer quand un vent furieux rompit les amarres et libéra le bateau. Alors le soubassement de la terre se décolla. Les étoiles elles-mêmes furent déplacées. De profondes ténèbres cachèrent le soleil. Le fracas du Déluge épouvanta les dieux eux-mêmes, pourtant tous réfugiés en la demeure céleste d 'ANOU. ENKI blême de colère vit ses enfants emportés par les eaux. NINTU la déesse mère éclata en sanglots :" Comment ai-je pu dans l'assemblée des dieux laisser prendre cette décision finale ? C'est ENLIL qui par un discours habile, a rendu vaines mes paroles ".

 

D) Au bout de 7 jours, le vent se calma, le bateau cessa d'être ballotté. Supersage lâcha une colombe, elle revint, ne sachant où se poser. Il lâcha une hirondelle qui revint également. Enfin il lâcha un corbeau qui ne revint pas. Alors Supersage lâcha tous les oiseaux.

 

E) Lorsque les eaux se furent retirées du haut de la montagne, Supersage débarqua et prépara un banquet à la gloire d'ENKI, le dieu ingénieux qui l'avait sauvé. L'odeur de la bonne chère attira également les grands dieux, qui, en l'absence des hommes, n'avaient ni bu ni mangé pendant tout ce temps. On peut supposer qu'ils n'en avaient pas vraiment besoin pour vivre, mais que ça leur manquait quand même. ENLIL voyant alors le bateau, entre en colère : « Nous les grands dieux nous avions prêté serment, d'où vient alors qu'un homme ait échappé à la destruction ? ». ENKI : " Oui, j'ai fait cela contre votre volonté à tous, j'ai sauvé ATRAHASIS. Calme-toi ENLIL, si tu as pu manger et te régaler, c'est bien grâce à cet homme. Grâce à lui la race humaine peut être sauvée". NINTU la déesse mère prit alors la parole : « ENLIL, tes solutions sont trop définitives. Trouvons un moyen terme. Afin que la descendance de Supersage ne perturbe plus les dieux, ENKI l'ingénieux doit bien avoir une solution ". ENKI : " O ! Divine Matrice, nous avons donné aux hommes presque l'immortalité, c'était inconsidéré. Toi MAMMI, qui arrête les destins, impose donc aux hommes la mort pour qu'un équilibre s'installe. Afin que chez eux, outre les femmes fécondes, il y ait maintenant les infécondes, afin que chez eux sévisse la Démone Eteigneuse pour ravir les bébés aux genoux de leurs mères ". ENLIL approuva : " C'est entendu. Ce fut une erreur de vouloir les exterminer. Mais que les hommes ne vivent pas au delà de 120 années, afin qu'ils ne puissent jamais percer à jour nos connaissances. Ainsi, ils ne seront plus une menace pour nous ! Veillons à ce que les hommes ne s'installent jamais dans l'allégresse.Surveillons de près leur prolifération, leur prospérité et leur joie de vivre. Et pour cela, QUE CHEZ LES HOMMES UN TEMPS DE MALHEUR SUCCEDE TOUJOURS A UNE ERE DE BIEN ETRE ".

 

Extrait du Mythe de l’Atrahasis, traduction d’après J. Bottero et S.N. Kramer, Lorsque les Dieux faisaient l’homme

 

LE MYTHE D'ENKI ET NINMAH

 

La création de l'Homme est expliquée dans un mythe dit d'Enki et Ninmah. Il date du milieu du IIè millénaire, et a probablement été inspiré de l'Atra-hasis. Les dieux, tous nés de la mère primordiale Nammu résident sur Terre, où une première catégorie vit tranquillement alors qu'une seconde travaille pour tous. Les seconds commençant à protester, Nammu demande à Enki de chercher à créer une créature dont le rôle sera de travailler à la place des dieux secondaires, et pour tous les dieux, rendant ainsi leur vie plus facile. Ce dernier ne tarde pas à trouver une idée et dit à sa mère de façonner cette créature avec de l'argile puisé à la surface de l'Abîme, dans un moule qu'il confectionne, avec l'aide de la déesse Ninmah (la parèdre d'Enki) et d'autres divinités, puis de leur donner ensuite vie. Cet ouvrage, l'Homme, trouve un accueil très favorable de la part des dieux, qui se réunisssent autour d'un grand banquet pour fêter l'évènement. Au cours du repas, Enki et Ninmah sont passablement éméchés. Cette dernière lance un défi à son époux : elle donnera la vie à d'autres êtres humains qui seront "imparfaits" (un être asexué, une femme stérile, un boîteux, etc.), et met Enki au défi de leur trouver une tâche dans la société. Celui-ci y arrive haut la main. Puis il lance à son tour un défi identique à sa femme, en créant un être humain informe (un "monstre"). Ninmah n'arrive pas à lui trouver une tâche, et perd le duel.

 

On voit ainsi que ce récit cherche à répondre à plusieurs questions que se posent les hommes : leur raison d'être (c'est-à-dire servir les dieux), et pourquoi il existait des êtres "imparfaits" à leurs yeux.

 

ENUMA ELISH, LE MYTHE DE LA CREATION DU MONDE

 

L'Enûma Elish (Lorsque là-haut ...") fut écrit à Babylone vers le début du XIIè siècle avant notre ère, et est constitué de plus de mille vers répartis sur sept tablettes. L'Epopée de la Création raconte les origines de l'Univers. Les grands dieux sont opposés dans deux conflits face à leurs ancêtres les forces du chaos. Dans un premier temps, c'est Apsû, le maître des eaux souterraines, qui menace de détruire ses rejetons trop irrespectueux à son égard. Mais la ruse d'Ea permet l'élimination de Apsû. Les dieux sont sauvés pour le moment.

 

 

Mais soudain se présente une nouvelle menace, Tiamat, la mer primordiale, mère de tous les dieux. Voulant venger la mort de son mari, Apsû, maître des eaux sousterraines, causée par ceux-ci (et Ea en particulier), elle avait crée une armée de créatures terrifiantes dans le but de les anéantir, avec l'aide de son nouvel allié Kingu. Ea, toujours prêt à profiter d'une occasion favorable, présenta son fils comme la personne providentielle, le sauveur des dieux. Il montra à ceux-ci qu'il leur fallait lui faire confiance, et en faire leur champion pour lutter contre leur mère. Ce fut chose faite au cours d'un grand banquet organisé par Ea, qui fit élire Marduk comme maître de tous les dieux. Après cela, le dieu de Babylone se rendit sur les lieux du combat. Après une bataille terrible aux multiples péripéties, il réussit à défaire l'armée de Tiamat, avec les armes célestes dont il était muni. Il vint ensuite à bout de la mère des dieux, et se servit de sa dépouille pour créer le Monde : il suspendit la première moitié du cadavre pour créer le Ciel (an), au dessus de la seconde moitié qui forma la Terre (ki) émergée de l'Apsû, la mer primordiale. Il devint ainsi le maître des dieux et de tout le monde.            

 

Ceux-ci élevèrent en un temple en son honneur sur les lieux mêmes du combat, là où il créa le Monde. Ce temple devait être non seulement celui de Marduk, mais aussi celui de tous les dieux, érigé au "centre du monde". Ce temple fut nommé l'Esagil ("Maison à la tête élevée"), et tout autour se développa la ville sainte de Babylone. Marduk créa ensuite l'Homme, pour permettre aux divinités de ne pas travailler, laissant cette lourde charge incomber à ces "substituts". Il fait cela à partir du sang de Kingu, qui est exécuté. L'Homme est donc crée pour travailler pour les dieux ses maîtres, ce qui reste fidèle à la morale mésopotamienne. Mais un nouvel aspect apparaît, puisque l'Homme naît de l'exécution d'un dieu pêcheur, alors qu'avant il s'agissait d'un dieu sacrifié volontairement. L'Homme porte donc une part de la culpabilité de Kingu (même s'il ne s'agit pas d'une idée du type "pêché originel").

 

L'Enûma Elish fait donc de Babylone et de son dieu les maîtres du monde. La ville étant considérée comme le premier lieu à émerger de l'Apsû, est perçue comme le centre du Monde, représenté par l'Esagil, le temple de tous les dieux, et la ziggurat Etemenanki, la "Maison du Fondement du Ciel et de la Terre".

 

Une version assyrienne sera rédigée plus tard, Assur tenant le rôle de Marduk

 

 

 

MYTHE DE LA DESCENTE AUX ENFERS

 

Ce mythe sumérien raconte comment la déesse Inanna, déjà déesse et reine du Ciel, a décidé de se rendre maître des Enfers, où réside sa soeur et ennemie jurée Ereshkigal. Elle décide pour cela de s'y rendre, mais prend quelques précautions avant. Elle avertit son conseiller Ninshubur de ses intentions, et lui dit que si elle n'est pas de retour après trois jours et trois nuits, il doit aller prévenir Enlil, puis, si ce dernier n'accorde aucune aide, Nanna, et, enfin, en dernier recours, Enki. Une fois cela fait, elle se rendre au pays sans-retour. Une fois aux protes de l'Enfer, elle invente un prétexte pour pouvoir rencontrer sa soeur. Mais celle-ci, avertie par son portie, pressent le danger. Aussi, elle feint d'accepter et fait pénétrer Inanna dans son royaume, en la faisant passer sept portes. A chacune d'elles, on lui enlève un bijou ou un vêtement, de sorte qu'elle se présente nue devant Ereshkigal. Celle-ci appelle alors les Annunaki, les Sept Juges des Enfers, qui lui jettent le "regard de mort", qui la tue. Puis sa soeur fait pendre son cadavre à un clou.

Ne la voyant pas revenir, Ninshubur se rend chez Enlil à Nippur. Mais ce dernier refuse d'aider Inanna, obligeant le vizir de celle-ci à se rendre à Ur, chez Nammu, qui a la même attitude. Ninshubur se rend donc comme dit à Eridu, chez Enki, qui lui accorde son aide à sa soeur. Il confectionne deux êtres asexués, le Kurgarru, auquel il confie la "nourriture de vie", et le Kalaturru, auquel il confie le "breuvage de vie". Il les envoie aux Enfers, où ils se disent chargé de ramener le corps d'Inanna au Ciel. Ereshkigal accepte, et ces derniers ramènent la déesse à la vie avec la nourriture et le boisson confiés par Enki/Ea. Mais, si cette dernière veut sortir des Enfers, elle doit trouver quelqu'un pour la remplacer. Aussi, elle remonte sur Terre, accompagnée de démons envoyés par les dieux des Enfers pour la surveiller, pour trouver la victime. Elle se rend d'abord à Umma et à Bad-tibira, où les divinités tutélaires de ces villes se prosternent devant elle, échappant ainsi à la mort. Elle visite ensuite Kullab, où réside son époux Dumuzi, qui lui l'accueille sur son trône, dans ses plus beaux vêtements. Alors Inanna, furieuse de le voir aussi peu respectueux, dit aux démons de s'emparer de lui, et de l'emmener aux Enfers à sa place. Il est donc envoyé au pays sans-retour. Cependant, sa soeur Geshtinanna intercède en sa faveur, et émeut Inanna, qui réclame sa libération. Mais Ereshkigal ne cède qu'à la condition qu'il passe une moitié de l'année sur Terre auprès de son amante, Geshtinanna le remplaçant aux Enfers, avant de retourner dans l'Autre Monde le reste de l'année. Ceci inspirera le mythe grec où Aphrodite et Perséphone se disputent Adonis, avant d'aboutir à un "partage" identique. Ces trois divinités sont d'ailleurs les pendants grecs des trois mésopotamiens.

Une version akkadienne de ce texte a été écrite au IIè millénaire. Si l'histoire reste globalement la même, et que les noms des dieux changent (Inanna devient Ishtar, Nanna devient Sîn, et Enki devient Ea), il y a aussi quelques modifications à certains passages. Ainsi, plutôt que d'envoyer de démons asexués aux Enfers, Enli/Ea envoie un être chargé de séduire Ereshkigal et de délivrer Ishtar, ce qu'il fera.

 

LE MYTHE D'ETANA

 

Le mythe d'Etana est probablement issu d'une ancienne légende sumérienne. En effet, Etana est dans la Liste royale sumérienne un roi de Kish, réputé pour être monté au Ciel. Le récit commence par l'hisotire d'un serpent et un aigle, liés d'amitié avant que le second ne mange les enfants du premier. Celui-ci va chercher conseil auprès de Shamash, le dieu-soleil, qui lui dit de piéger l'aigle en se cachant dans le cadavre d'un boeuf, et d'attendre que le volatile s'approche, pour le capturer. C'est ce que le serpent fait, avant de jeter l'aigle dans un trou après l'avoir molesté pour l'empêcher de s'envoler, et il dépérit. C'est alors qu'entre en scène Etana, le roi de Kish, premier roi apèrs le Déluge. Celui-ci désire ardemment un fils, et prie Shamash, qui est aussi prié par l'aigle de lui venir en aide. Faisant d'une pierre deux coups, il dit à Etana que sa solution se trouve dans "une plante d'enfantement" au Ciel. Il lui conseille de sortir l'aigle du trou, de le soigner, et qu'alors celui-ci l'aiderait à ,la trouver. Mais l'aigle ne veut pas l'aider, et il ne cède qu'après que Etana l'ait longuement imploré. Celui-ci s'envole donc sur le dos de l'aigle. Aprs un long vol, il ne voit plus la Terre, et s'approche du Ciel, où résident les dieux. Mais l'altitude l'effraie, et il prie l'aigle de stopper l'ascension. Il tombe alors du dos de l'aigle, qui réussit à le rattraper avant qu'il ne touche le sol. La suite de la tablette est brisée. La Liste royale sumérienne disant que Etana a eut un fils comme successeur semble indiquer que la fin de ce mythe doit être heureuse pour son héros.

 

 LE MYTHE D'ADAPA

 

Ce récit sumérien narre l'hisoire d'Adapa, grand prêtre d'Enki/Ea dans son palais d'Eridu, qui sert fidèlement son dieu, qui l'a créé pour qu'il soit capable de faire de nombreuses choses pour son plus grand plaisir. Un jour, alors qu'il va pêcher sur un bateau du poisson pour son maître, il est dérangé par Shutu, l'oiseau-vent du sud, qui fait vaciller son embarcation. Dans sa colère, Adapa maudit la créature avec tellement de haine que ses ailes sont brisées. Cet acte est tel qu'il ne peut rester impuni pour les dieux, et Anu convoque alors Adapa. Ea, craignant pour la vie de son serviteur, lui explique la conduite qu'il devra tenir pour s'en sortir vivant : il doit d'abord amadouer les portiers d'Enlil pour s'attirer leur soutien, et refuser absolument tout ce que lui donnera à boire ou à manger Anu. Arrivé dans la demeure du dieu, Adapa s'attire la sympathie des portiers d'Anu, les dieux de la fertilité Dumuzi et Ningishzida, qui ne peuvent plus agir après la mort de Shutu, en leur expliquant qu'il vient prier pour leur retour sur Terre, puis, arrivé devant le roi des dieux, il se comporte comme dit, refuse ce qu'on lui donne, et est épargné par l'intervention des deux divinités. Admiratif devant la clairvoyance d'Adapa, Anu lui offre alors une nourriture qui le rendra immortel. Fidèle à ce qu'Ea lui a dit, ce dernier refuse, et est immédiatement renvoyé sur Terre par Anu. En refusant cette nourriture, Adapa a raté sa chance de devenir un dieu, manipulé par la ruse d'Ea, et il passera donc le restant de ses jours à servir le dieu oisif.

 

LIENS AVEC LA BIBLE

 

2800 av. J.-C.

Les sumériens laissent quantités de pièces d'argile gravées en écriture cunéiforme. La Bible a emprunté de nombreux passages aux sumériens comme le paradis terrestre décrit dans le poème "Enki et Ninhursag"où l'Eden hébraïque et le Dilmun sumérien ne font qu'un: mêmes fleuves, même endroit, même souffrance, même péché originel. Ce poème explique d'ailleurs le mystère de la côte d'Adam: c'est là ou est le mal d'Enki, la côte vient du jeu de mot sumérien "ti" ("côte" ou "faire vivre"). Ce sont les sumériens qui ont écrit le premier le mythe du déluge avec Ziusudra (le Noé sumérien), repris par les babyloniens.

 

2500 av. J.-C.

Presque 2000 ans avant la rédaction de l'Ancien Testament, naissance des légendes sumériennes recopiées à l'identique par les chrétiens dans la Bible:

 

- L'origine du mal dépend de la première femme qui, induite par un serpent à désobéir au dieu créateur, convainc son compagnon de manger le fruit de l'arbre interdit (légende recopiée telle que dans la Bible.

 

- La mort de Mardouk était célébrée entre le quinze et le vingt mars. Sa passion était racontée dans son évangile: capturé par ses ennemis, il était conduit sur une montagne et après avoir mis sur sa tête une couronne de feuille d'acanthe on lui faisait un procès qui se terminait par sa condamnation à mort. Ses ennemis, pour être sûr qu'il était vraiment mort, le perçaient avec une lance.

(Sources: "Tablette de la tentation" British Museum)  

 

2371 av. J.-C.

Celui qui deviendra le grand roi mésopotamien Sargon 1er qui fonda le royaume d'Akkad est retrouvé à sa naissance abandonné dans un panier flottant sur l'Euphrate et sera élevé par le jardinier Akkis puis sera l'échanson du roi Kis. Cette histoire sera reprise dans l'Ancien Testament pour Moïse : C'est une légende comme les plaies Égypte, la mer qui s'ouvre et autres éléments tout à fait surnaturels... "Sargon d’Akkad : Abandonné par sa mère dans une corbeille de roseaux qui est confiée au fleuve, le nouveau-né est recueilli et adopté par un jardinier. La faveur de la déesses Ishtar fait plus de lui un échanson à la cour de Kish puis un prince." (Sources : Encyclopædia Universalis, Jean Bottéro, Les collections de l'Histoire N°22 janvier mars 2004).

 

2000 av. J.-C.

D'après la Bible, Abraham reçoit de Dieu l'ordre de rejoindre le pays de Canaan avec les siens, puis de sacrifier son fils Isaac qui sera épargné et qui va fonder la nation d'Israël. L'archéologie prouve de façon indubitable qu'aucun mouvement de population ne s'est produit à cette époque malgré les efforts de nombreux biblistes et historiens. C'est une pieuse histoire inventée par les rédacteurs de la Bible pour souder la nation. Le premier mensonge d'une longue série dans l'Ancien et le Nouveau Testament. L'histoire des tablettes divines rapportées de la montagne a été empruntée au dieu babylonien Nemo, Les dix commandements au code babylonien d'Hammourabi, la naissance dans le panier au roi akkadien Sargon 1er. L'Esther du livre d'Esther vient de la déesse égyptienne Ishtar.

 

Sources: "La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l'archéologie" Israël Finkelstein (directeur de l'institut d'archéologie de l'université de Tel-Aviv) et Neil Asher Silberman (directeur historique au Enasme Center for Public Archeology and Heritage Presentation de Belgique) Bayard Éditions, Les collections de l'Histoire N°22 janvier mars 2004

 

PLAGIATS  DES TEXTES SUMERIENS DANS LA BIBLE

 

Genèse [2.6]: Le paradis de la Bible est "emprunté" au poème sumérien (rédigé vers -2800) "Enki et Ninhursag"où l'Eden hébraïque et le Dilmun sumérien ne font qu'un: mêmes fleuves, même endroit, même souffrance, même péché originel.

 

Genèse [2.7] "L'éternel Dieu forma l'homme poussière de la terre" récupéré de la légende sumérienne ("poussière" se dit "tit" en hébreu et "ti.it" veut dire "ce qui est en vie" en sumérien).

 

Genèse [2.21] Le mystère de la côte d'Adam est aussi "emprunté" au poème sumérien "Enki et Ninhursag": c'est là ou est le mal d'Enki, la côte vient du jeu de mot sumérien "ti" ("côte" ou "faire vivre") jeu de mot qui n'a plus de sens en hébreu.

 

Genèse [2:22] La femme a été créée à partir d'une côte de l'homme. Faux! on pourrait même presque affirmer l'inverse: tous les embryons sont féminins et ne se différencient qu'au bout de quelques jours. Encore aujourd'hui, beaucoup de gens sont persuadés que l'homme a une côte de moins que la femme.

 

Genèse [2:14] Le genre humain est né au proche Orient près de l'Euphrate, (en Irak, ancien empire de Sumèr - Akkad - Babylone), là où ont vécu les rédacteurs. Au jour d'aujourd'hui, on ne sait pas exactement d'ou vient l'Homo sapiens (la théorie de l'Afrique de l'Est n' est pas fiable).

 

Genèse [3:2] Adam et Ève et le fruit défendu, un fable recopiée à l'identique d'une ancienne légende sumérienne qui fait dépendre l'origine du mal de la première femme qui, induite par un serpent à désobéir au dieu créateur, convainc son compagnon de manger le fruit de l'arbre interdit. Les sceptiques peuvent admirer le cylindre de la tentation au British muséum à Londres où l'on voit la femme, l'homme, le serpent et le pommier. Aujourd'hui, personne de sérieux ne croit en la réalité historique d'Adam et Ève. Source: "Au cœur des mythologies" Lacarrière

 

Genèse [6:14] L'arche de Noé: cette fable est reprise à l'identique d'une légende sumérienne (Utnapishtim qui débarque sur le mont Nishir et lâche une colombe puis un corbeau). Des générations de chercheurs chrétiens ont cherché les vestiges de l'arche sur le mont Ararat pour rien!

 

L'exode [2:10] Moïse retrouvé dans un panier flottant: encore une fable tirée du récit du roi mésopotamien Sargon 1er qui fonda le royaume d'Akkadé qui est retrouvé à sa naissance abandonné dans un panier flottant et sera élevé par le jardinier. On sait aujourd'hui que Moise, Isaac et Abraham n'ont pas existé. "Sargon d’Akkad : Abandonné par sa mère dans une corbeille de roseaux qui est confiée au fleuve, le nouveau-né est recueilli et adopté par un jardinier. La faveur de la déesses Ishtar fait plus de lui un échanson à la cour de Kish puis un prince."

 

L'exode [7:17] Le thème du "fléau du sang" et de l'ombrage protecteur est tiré directement du mythe sumérien "Inanna et Shukallituda ou le péché mortel du jardinier".

 

L'exode [20] Les dix commandements ont été recopiés du code babylonien du roi Hammourabi. (vers -1800)

 

Samuel [28] Inspiré du poème sumérien où l'on voit l'ombre d'Enkidu sortir du Kur et se jeter dans les bras de Gilgamesh.

 

Esther: L'Esther du livre d'Esther vient de la déesse babylonienne Ishtar. Mardochée est le dieu assyrien Mardukéa.

 

Le livre de Job: Le thème de Job découle directement des tablettes sumérienne de Nipur. Il utilise les termes même du "poème de la Création" qui décrit le combat de Mardouk contre Kingou: Yahvé brise le crâne de Léviathan comme Mardouk celui de Tiamat. (Source:, "Au cœur des mythologies" Lacarrière).

 

Cantique des cantiques: Une suite empruntée au chant sumérien du mariage sacré: même style, même thèmes, détails, vocabulaire, mêmes personnages, monologues, dialogues, même langage fleuri et redondant. Voir par exemple le chant d'amour de Shu-Sin au chapitre XXI. Shu-Sin qui ressemble fort au roi Salomon dont l'existence n'est pas certaine et, s'il a existé, son règne n'a rien à voir avec celui décrit dans la Bible.

 

Lamentations de Jérémie: Ces lamentations sont reprises de "La lamentation sur la destruction de Nippur", récit sumérien.

Ézéchiel: Inspiré de la déesse babylonienne Ishtar. Les sumériens l'adoraient sous le nom d'Innana, épouse de Dumuzi, le Tammouz de la Bible.

 

Isaïe [ 9:11] Inspiré du texte sumérien qui décrit la descente aux enfers du monarque Ur-Nammu qui arrive dans le Kur.

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Catégorie : Les Sumériens

 Les Sumériens (act IV)

2/4/2009

LA RELIGION SUMERIENNE

La création des religions et les origines de l'homme

Les Sumériens croyaient que l'univers était gouverné par un panthéon comprenant un groupe d'êtres vivants, de forme humaine mais immortels, et possédant des pouvoirs surhumains. Ces êtres, invisibles aux yeux des mortels, guidaient et contrôlaient le cosmos selon des plans bien définis et des lois dûment prescrites. Les Sumériens avaient quatre divinités principales : An, le dieu du Ciel, Ki, la déesse de la Terre, Enlil, le dieu de l'Air et Enki, le dieu de l'Eau. Le ciel, la terre, l'air et l'eau étaient considérés comme les quatre composants majeurs de l'univers.

 

Après les divinités créatrices, on trouvait les trois divinités du ciel, Nanna, le dieu de la Lune, Utu, le dieu du Soleil et Inanna, la reine des cieux et la déesse de l'Amour, de la Procréation et de la Guerre. Certaines divinités parrainaient une ou plusieurs cités sumériennes. Des temples étaient alors érigés au nom du dieu qui était honoré en tant que maître et protecteur divin de la cité. Les rites du temple étaient dirigés par un grand nombre de prêtres, prêtresses, chanteurs, musiciens, prostituées sacrées et eunuques. Des sacrifices étaient offerts tous les jours.

 

Les Sumériens croyaient que les êtres humains étaient faits d'argile et avaient été créés pour fournir aux dieux la nourriture, la boisson et un toit, de façon que les dieux puissent consacrer leur temps à leurs activités divines. La vie était considérée comme le bien le plus précieux de l'humanité, malgré les incertitudes et l'insécurité, car ils pensaient qu'après leur mort, les esprits des hommes descendaient vers les enfers, où la vie est plus pénible que sur la terre.

 

Les récits bibliques des 11 premiers chapitres de la Genèse sont inspirés des myhtes

et légendes sumériennes. Les religions seraient-elles un culte voués aux extraterrestres?

Les sumériens laissent quantités de pièces d'argile gravées en écriture cunéiforme. La Bible a emprunté de nombreux passages aux sumériens comme le paradis terrestre décrit dans le poème "Enki et Ninhursag" où l'Eden hébraïque et le Dilmun sumérien ne font qu'un: mêmes fleuves, même endroit, même souffrance, même péché originel. Ce poème explique d'ailleurs le mystère de la côte d'Adam: c'est là ou est le mal d'Enki, la côte vient du jeu de mot sumérien "Ti" ("côte" ou "faire vivre"). Ce sont les sumériens qui ont écrit le premier le mythe du déluge avec Ziusudra (le Noé sumérien), repris par les babyloniens. (Source: S.N Kramer "L'histoire commence à Sumer", University museum Philadelphie, Musée du Louvre, Les collections de l'Histoire N°22 janvier mars 2004). Il apparaît clairement que le monothéisme juif s'est constitué progressivement en 3 étapes clé : l'hénothéisme d'Abraham, la monolâtrie de Moïse et le monothéisme des prophètes de l'exil à Babylone. il est possible de reconstituer les étapes qui marquèrent l'histoire de la présence de Dieu chez les hommes.

Un des épisodes les plus célèbres de la mythologie sumérienne, celui de "Gilgamesh" en quête de l'immortalité. Cette légende nous est parvenue à travers des copies datant de 2000av JC. Elle relate les exploits des héros et des dieux sumériens. Le plus célèbre de ces personnages est Gilgamesh, roi d' Uruk peu après 3000av JC. Il est l'un des tout premiers rois après le déluge. Le Noé biblique est largement inspirée de cette histoire, on devine une source de la mythologie grecque (les exploits d'Héraclès), et de la Bible (le Déluge y est conté).

 

 

Gilgamesh ,cinquième roi de la première dynastie de Uruk (~2500) unifia Uruk et Kulaba par d'énormes travaux hydrauliques et la construction de remparts. Ses travaux cristallisèrent son nom. Dès Sumer, on célèbre sa lutte contre Agga (Kish), contre Humbabba, contre le taureau célèste et ses relations avec le monde infernal. Ce n'est qu'à partir de la première dynastie de Babylone (~1900) que l'ensemble littéraire homonyme fut constitué, en 3600 vers (le texte le plus achevé date de ~668 et fut retrouvé à Ninive). Le temps de l'épopée est hybride: la civilisation d'Uruk jouxte celle de la cueillette (symbolisée par Enkidu). Gilgamesh et aux deux tiers divin et ne connaît pas d'adversaires. Il s'accapara les hommes pour le labeur et les femmes pour le plaisir. Afin d'affaiblir Gilgamesh (plaintes des gens d'Uruk) les dieux créent Enkidu (sauvage). Le premier épisode narre la transformation de Enkidu en citadin (l'enfant passe à l'âge adulte): une courtisane, mandatée par Gilgamesh, l'initie à la sexualité. Devenu civilisé, Enkidu devient un compagnon inséparable de Gilgamesh (ils veulent tous les deux devenir des surhommes).

Les deux héros tuent Humbabba et, grisé, Gilgamesh s'attaque à Ishtar (sa parèdre): il se refuse à elle. Afin de laver cet affront, il est envoyé un taureau célèste contre Gilgamesh mais celui-ci le vainc. En plein triomphe, Enkidu meurt en maudissant la civilisation: Gilgamesh part à la recherche de la vie sans fin. Il se met à la recherche de Uta-Napishtim (rescapé du déluge) qui lui raconte qu'il a obtenu la vie éternelle de Enlil. Il lui soumet des épreuves puis lui révèle la "plante de vie". Gilgamesh s'en empare et souhaite la partager avec le peuple d'Uruk. Cependant il perd cette plante lors d'une halte (le serpent s'en empare).

 

L'épopée exalte la grandeur de l'homme capable de vaincre les monstres (et parfois les dieux). Le héros prie pourtant certaines divinités. Ici, la faute religieuse a privé Gilgamesh de la plante: les dieux sont les maîtres des hommes quelque soit sa grandeur et son prestige.

 

Dans ce récit les différences entre le Noé biblique, qui n'est qu'un homme au service de Dieu, et, le Noé sumérien (Ziusudra en sumérien, Outnapishtim en akkadien et Atrahasis en Babylonie ), qui est ici déifié, il possède l'immortalité ! Le récit apparaît ainsi bien plus fantastique et énigmatique que dans la Bible qui l'adapte au monothéisme. Exemple typique d'une réinterprétation biblique d'un récit sumérien : celui du déluge et de l'après-déluge. Les récits gravés dans les tablettes se recoupent avec les textes bibliques tel que Shinar, mentionné lors de l’épisode de la tour de Babel.

 

 

Enki a trouvé la solution au problème de main d’œuvre pour extraire les ressources de la terre, une créature capable d’effectuer le même travail que les colonisateurs fut donc créée. En argile le Dieu et l'homme seront liés, en une unité rassemblée. Ainsi jusqu’à la fin des temps la chair et l’âme qui dans un Dieu ont mûri. On retrouve un terme similaire dans la Genèse biblique: " 2.7 L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre "

 

MYTHE DE LA CREATION SUMERIEN

 

Les dieux mineurs ou prolétaires (les Igigi) furent forcés de travailler pour les grands dieux. C'est alors que les Igigi commencèrent à gémir à grands cris pour demander du repos. Namma, mère d'Enki, appela ce dernier pour qu'il vienne en aide à ces dieux mineurs et trouve ainsi une solution. Enki fut appelé parce qu'il était non seulement le dieu des eaux, mais aussi celui de la sagesse. Les grands dieux avaient en effet besoin des Igigi pour leur faire cuire le pain et les décharger des travaux pénibles. Mais, ces grands dieux devaient, dans un même temps, soulager les dieux prolétaires de leurs durs labeurs avant qu'ils ne se révoltent. La solution fut donc de créer une race d'esclaves : les hommes. Enki prit alors de l'argile ( ou poussière ) et la trempa dans la chair et le sang d'un dieu sacrifié ; l'homme aurait ainsi une part de l'intelligence divine.

 

LE DELUGE SUMERIEN

 

Après avoir créé les hommes, les dieux entreprirent à plusieurs reprises d'anéantir l'humanité. Les hommes s'étaient en effet multipliés à un tel point qu'ils en vinrent à faire trop de bruit, gênant ainsi les dieux. Namtar, dieu de la mort et de la peste, fut, par exemple, chargé de déchaîner une maladie sur les hommes. Mais un autre dieu, Enki, eut pitié d'eux et déjoua ce plan. D'autres calamités furent ainsi décidés, mais, à chaque fois, Enki aida les hommes. Enki se vit donc accuser par les autres dieux, c'est alors que ce dernier, pour se défendre, amena l'idée d'un déluge. Enlil, sur l'idée d'Enki, décida que toute l'humanité devrait périr noyée. Mais, Enki parla à Atra-Hasis (le 'Noé sumérien') dans un rêve et l'avertit que l'humanité était en danger. Il lui dit de construire un bateau. Sur ce, Atra-Hasis informa les autres hommes. Il quitta ensuite la ville, prenant avec lui des artisans qui l'aideraient dans la construction du bateau. Ils assemblèrent donc le matériel, construisirent le bateau, puis embarquèrent des oiseaux, du bétail et des humains de la famille d'Atra-Hasis. La pluie commença à tomber, pendant 7 jours et 7 nuits les vents soufflèrent et l'eau se déchaîna. Enfin, la tempête se calma. Atra-Hasis sortit du bateau et fit des offrandes à tous les dieux, qui avaient faim. Ils s'étaient attroupés autour des offrandes comme des mouches. Les dieux constatèrent que les hommes avaient survécu au déluge. Enlil était furieux. Les dieux avaient juré par serment la perte des humains, et, pourtant, ils avaient survécu. "comment cela était-ce possible ?", demanda Enlil. An lui répondit que cela ne pouvait être que le fait d'Enki. Enki pour apaiser la fureur d'Enlil suggéra une solution : les humains ne se multiplieraient plus si vite. Les maladies en décimeraient un tiers. Les accouchements deviendraient douloureux et dangereux, les enfants pourraient d'ailleurs mourir pendant l'opération.

 

"Six jours et sept nuits passèrent; Les tempêtes du déluge soufflaient encore; Les tempêtes du sud couvraient le pays. Le septième jour; Les tempêtes du déluge; Qui telles une armée; Avaient tout massacré sur leur passage; Diminuèrent d'intensité; La mer se calma; Le vent s'apaisa; La clameur du déluge se tut." (L'Epopée de Gilgamesh, traduction d'A. Azrié).

 

Les mythes du déluge sont-ils la mémoire d'un événement réel ? Différents chercheurs ont essayé d'apporter la preuve géologique ou archéologique de l'existence du déluge. D'autres avancent que les évènements considérés ne peuvent avoir marqué les différentes civilisations (ils seraient trop anciens, trop lents ou trop lointains), et que ce mythe serait donc une pure invention, ou l'exagération d'un événement local. Le déluge est-il un événement réel et localisable dans le temps et l’espace ? Néanmoins, l'universalité du récit et les détails quasi identiques (construction d'une embarcation, nombre de survivants, couples d'animaux à sauver, etc.) tendent à confirmer une catastrophe majeure et planétaire.

 

La version Latine

D'après le poète latin Ovide, le Déluge eut pour cause le fait que les hommes oubliaient de sacrifier aux dieux. Leurs uniques pensées étaient pour l'argent et le plaisir. Pour les punir, Zeus décida donc de les anéantir. Le déluge détruisit alors tout ce qui se trouvait sur la Terre, noyant les hommes, les villes et les forêts. Tous les hommes moururent, hormis un couple qui avait construit une barque. C'était Deucalion et sa femme Pyrrha. Au bout de plusieurs jours, la pluie cessa et la barque s'arrêta au sommet de Parnasse. Lorsque Zeus aperçut les deux survivants , il décida de leur laisser la vie sauve pour qu'ils puissent régénérer le genre humain. Ils devraient jeter des pierres derrière eux, qui aboutiraient à des hommes et à des femmes.

 

La version Biblique

D'après la Bible, le Déluge fut l'inondation universelle dont les seuls survivants furent Noé et sa famille. Dieu avait ordonné à celui-ci de construire une arche (du latin arca, boîte), pour qu'il sauve sa famille et des couples de tous les animaux en les gardant avec lui à l'abri à bord de l'arche jusqu'à ce que les eaux retrouvent leur niveau normal. Au Moyen-Âge, la nef des églises a souvent été comparée à l'arche de Noé, parce que c'était là que les hommes marqués par le péché étaient préservés de la ruine.

 

La version Indienne

Les versions indiennes du Déluge sont nombreuses, celle du Catapatha Brâhmana narre que le Noé indien se nomme Manou et qu'il est lui aussi prévenu du Déluge, mais par un poisson providentiel : " Un matin, on apporta à Manou de l'eau pour se laver, comme à présent on en apporte pour se laver les mains. Tandis qu'il se lavait ainsi, un poisson lui vint dans les mains. Le poisson lui adressa la parole : " Garde-moi, je te sauverai ! -De quoi me sauveras-tu ? - Un déluge va emporter toutes les créatures. C'est de cela que je te sauverai. " (Anthologie sanskrite, traduction de L. Renou).

 

La version Coranique

Le Coran parle du déluge et de Noé en ces termes : «Et il fut révélé à Noé: 'De ton peuple, il n'y aura plus de croyants que ceux qui ont déjà cru. Ne t'afflige pas de ce qu'ils faisaient. Et construis l'arche sous Nos yeux et d'après Notre révélation. Et ne M'interpelle plus au sujet des injustes, car ils vont être noyés'. Et il construisait l'arche. Et chaque fois que des notables de son peuple passaient près de lui, ils se moquaient de lui. Il dit: 'Si vous vous moquez de nous, eh bien, nous nous moquerons de vous, comme vous vous moquez (de nous)'. Et vous saurez bientôt à qui viendra un châtiment qui l'humiliera, et sur qui s'abattra un châtiment durable!" Puis, lorsque Notre commandement vint et que le four se mit à bouillonner (d'eau), Nous dîmes: 'Charge (dans l'arche) un couple de chaque espèce ainsi que ta famille - sauf ceux contre qui le décret est déjà prononcé - et ceux qui croient'. Or, ceux qui avaient cru avec lui étaient peu nombreux. Et il dit: "Montez dedans. Que sa course et son mouillage soient au nom d'Allah. Certes mon Seigneur est Pardonneur et Miséricordieux". Et elle vogua en les emportant au milieu des vagues comme des montagnes. Et Noé appela son fils, qui restait en un lieu écarté (non loin de l'arche): "Ô mon enfant, monte avec nous et ne reste pas avec les mécréants". Il répondit: "Je vais me réfugier vers un mont qui me protègera de l'eau". Et Noé lui dit: "Il n'y a aujourd'hui aucun protecteur contre l'ordre d'Allah. (Tous périront) sauf celui à qui Il fait miséricorde". Et les vagues s'interposèrent entre les deux, et le fils fut alors du nombre des noyés. Et il fut dit: "Ô terre, absorbe ton eau! Et toi, ciel, cesse (de pleuvoir)!" L'eau baissa, l'ordre fut exécuté et l'arche s'installa sur le Joûdî, et il fut dit: "Que disparaissent les gens pervers"!» (Coran, XI:36-44)

  

ADAM, EVE ET L'EDEN

 

L’EDEN, dans la tradition hébraïque est ce mythique jardin où le seigneur plaça Adam et Eve. D’ailleurs, I’hébreu Eden a conservé le sens de volupté de plaisir et de félicité. La linguistique nous apprend que, non seulement, la notion d’Eden, mais le terme lui-même, sont son d'origine sumérien dans le terme "Edinu" (la plaine, la campagne).

 

C’est aussi à Sumer que nous trouvons la plus ancienne notion de "Gan", désignant un champ, une terre cultivée en sumérien. De ce Gan sumérien est issu plus tard le "Gannatu" Akkadien (le parc) et plus tardivement encore le Gan hébreu qui désignera le parc ou jardin d’Eden. Le Gan Eden hébreu est donc le parc ou le jardin dans la plaine ou la campagne. L’Eden sumérien se nomme "Nidduki", équivalent de "dilmun" en akkadien. Les deux termes ont le sens de pays de gloire, de soleil et de lumière. Les traditions suméro-sémitiques situent l’Eden dans le golfe Persique (nommé Mer ou Fleuve Amer ou encore Mer du Soleil Levant). Cet Eden paradisiaque se situe à "Dilmun" ou à proximité, connu jadis aussi sous le nom de "Ka-Lum-Ma" (ou Pays des Dattes), aujourd’hui (Bahrcin).

 

La corélation entre la conception sumérienne et sa copie déviée qu’est la relation sémitique est étonnante. L’emprunt des termes n’est pas seul en cause, il y a aussi l’emprunt du mythe: Dans cet Eden Dilmun règne la Grande Déesse "Ninhursag", Reine du Pays. Elle donnera naissance à trois générations de déesses engendrées par le Dieu de l'Eau. Noé sauvé des eaux aura aussi trois fils : Caïn, Abel, et Seth, Adam rescapé vraisemblablement d’un premier déluge aura aussi trois fils : Caïn, Abei, Seth. On voit déjà le passage des cultes méditerraaéens archaïques, de type Matriarcal passer au type sémite Patriarcal.

 

Le Dieu de la terre "Enki", (Adam aussi est fait de terre) ensemence la ravissante "Ninnu" (Lilith) fille de "Niahursag" et 9 jours (9 mois, bien entendu), du couple " Ninnu-Enki " naîtra la déesse " Ninkurra" . Alors " Niahursag" placera " Enki " et " Ninnu " (A dam et Lilith ) dans un jardin où elle avait planté 8 plantes ( dans la Bible, c’est Yahvé qui plante un jardin en Eden ). Alors, "Enki" (Adam) succombera à l’irrésistible envie de connaître la saveur de ces plantes ( dans la Bible c’est le serpent tentateur qui incitera le couple édénique à goutter au fruit défendu ) "Enki" les fera quérir par son serviteur " Isimud " et les gouttera. Courroucée, la Grande Déesse (Yahvé) pour les punir, maudira le non d’ "Enki" et le vouera à la mort ( Adam sera maudit et perdra l’immortalité). "Enki" sera alors atteint de 8 maladies (autant de plantes gouttées).

 

 

Mais, dans son infinie bonté, la Déesse, compatissante, créera huit divinités pour les guérir (tradition dravidienne des divinités féminines qui envoient et guérissent les maladies) Or, l’une des 8 parties malades est une ”côte” et pour guérir cette ”côte” la déesse créera la déesse "Ninti" (Eve). Ti sumérien signifie vivre et faire vivre. C’est donc Ninti (Eve), qui permet à "Enki" (Adam) de vivre ou de survivre. "Eve" n’avait donc rien à voir avec la Pomme symbole du péché dont on l’accusa à tort. Les hébreux ont inversé le mythe comme plus tard les aryens inventeront celui de Pandore.

 

L’Eden paraît n’avoir rien de mythique, et il y a de fortes chances que ce "Paradis" ait bien existé Ce fut un pays où il faisait bon vivre, où l’on pratiquait la religion, l’agriculture, la métallurgie (comme dans le mythe de l'Atlantide). C’est aussi la Terre des ancêtres.

 

L'INVENTION DES RELIGIONS

 

Il est important de souligner que les hébreux n'en sont venus à concevoir un seul Dieu par élimination successive de plusieurs autres dieux. Il est faux de penser que le Dieu unique qu'Israël s'est mis à adorer venait de nul part et était par conséquent totalement inconnu. Moïse et d'autres prophètes rappelaient sans cesse aux peuple d'Israël que ce Dieu était le Dieu de leurs pères. Il y a donc eu un passage du polythéisme au monothéisme par étapes successives, au fur et à mesure que le peuple hébreux, Abraham en tête, prenait conscience qu'un dieu qu'il connaissait déjà était en fait le seul à exister. Le "Dieu" ést là, depuis toujours.

 

L'HENOTHEISME

 

Abraham, était babylonien, de race sémitique et natif de Ur. Il ne fait donc pas de doute qu'il ne fut pas monothéiste de naissance, bien au contraire. Il adorait très probablement les dieux sumériens, au sommet duquel se trouvait la Divine Triade     ( An, Enlil et Enki ). Abraham reçut un appel de Dieu à l'âge de 75 ans (Genèse 12). Dieu lui demandait de quitter Sumer pour s'établir en Canaan ( Israël ) et appelait Abraham à se consacrer à Lui.

 

 

Abraham aurait vécu à une date difficile à préciser, mais qu'on pourrait situer autour de l'an 2000 avant Jésus-Christ. Les trois religions monothéistes (Judaïsme, Christianisme, Islâm) se réclament d'Abraham et le considèrent comme le modèle parfait du monothéiste, mais elles divergent sur son rôle, sa généalogie et sa première descendance.

 

Sa naissance en un pays où régnait l'astrolâtrie, présente quelques analogies avec celle de Moïse et le fait, en lui-même, est assez troublant. Lui aussi est né en une ville (Ur) à un moment où, à la suite d'un rêve annonciateur de malheurs, le roi local Nemrod constructeur de la légendaire Tour de Babel, avait ordonné de mettre à mort tous les nouveau-nés, comme le pharaon plus tard, à la suite d'un songe annonciateur de la naissance de Moïse.

 

Il ne tarda pas à être choqué par les croyances des idolâtres, à commencer par celles de son père. Aussi prit-il la résolution de les combattre et de faire prévaloir le culte du seul vrai Dieu.

 

On organisait, en Babylonie d'alors, un pèlerinage annuel sous l'égide du souverain. Il se déroulait dans le désert et donnait lieu à de grandes démonstrations de piété et d'allégresse. Le culte comportait une procession entre deux rangées de statues de divinités alignées par ordre de taille de part et d'autre du chemin que le cortège devait suivre, avant d'arriver au temple principal, comme les béliers ou les lions devant les temples pharaoniques de Thèbes qui sont à peu près de la même époque. Juste à l'entrée de celui-ci était dressée une statue, la plus grande de toutes. Elle était en or et représentait probablement Marduk ou Ea " Ses yeux étaient figurés par deux pierres précieuses qui scintillaient dans la nuit ". Devant ces statues, les pèlerins déposaient les mets qu'ils apportaient en offrande, avant d'entrer au temple.

 

A dix-sept ans Abraham dut participer à l'un de ces pèlerinages. Il lui répugnait de pratiquer l'idolâtries et jura de faire un mauvais sort aux statues qui constituaient à ses yeux des blasphèmes contre l'unique vrai Dieu. Après avoir fait œuvre d'iconoclaste en Babylonie, il quitta Ur (sur ordre de Dieu) pour se rendre en Syrie puis en Palestine, en passant par Hurân, Sichem, Bethel, Negeb, construisant partout des autels, avant d'aller (à la suite d'une grande famine), en Egypte, où il demeura quelque tempsavant de se rendre en Palestine puis de se fixer dans le pays de Cana'ân (à la même époque se situe la destruction de Sodome et Gomorrhe). Pour prouver sa soumission, Abraham se vit dans l'obligation de sacrifier l'un de ses fils.(Isaac selon la Genèse, Ismael selon le Coran). Ayant donné toute la mesure de sa soumission à Dieu, il fut miraculeusement arrêté dans son geste et l'immolation n'eut pas lieu...

Dans l'hébreu du texte original, ce Dieu était "El", le dieu principal du panthéon cananéen, le dieu du temps. El est la forme cananéenne évoluée du dieu sumérien "Enlil". Par transformations linguistiques successives " Enlil " (sumérien primitif), se transforma en "Ellil" (akkadien) puis devint "El" en cananéen. Enlil était le dieu du vent chez les sumériens, chez les akkadiens, il était aussi le dieu de l'air et du ciel, chez les cananéens il était le dieu du Temps.

Ci-contre: Représentation du dieu Marduk       

 

Dans l'hébreu du texte original, ce Dieu était "El", le dieu principal du panthéon cananéen, le dieu du temps. El est la forme cananéenne évoluée du dieu sumérien "Enlil". Par transformations linguistiques successives " Enlil " (sumérien primitif), se transforma en " Ellil "(akkadien) puis devint "El" en cananéen. Enlil était le dieu du vent chez les sumériens, chez les akkadiens, il était aussi le dieu de l'air et du ciel, chez les cananéens il était le dieu du Temps.

 

C'est donc sous le nom de "El" que Dieu adressa cet appel à Abraham (El en hébreux en est venu à désigner le Dieu unique, surtout dans les noms composés comme IsraEL, BéthEL, GabriEL, EmmanuEL, etc.). Abraham, prit conscience que parmi tous les dieux qu'il adorait, El occupait une place à part, cette prise de conscience était évidemment due à l'appel de Dieu, le dieu du cieln le Dieu unique oublié. Dans la Genèse, il n'est dit nul part qu'Abraham ou les patriarches avaient nié l'existence d'autres dieux.

 

Il leur était simplement demandé de ne s'attacher qu'à une divinité particulière, c'est ce qu'on appelle "hénothéisme". Il est en effet très surprenant de constater que dans la Genèse, les patriarches ne prennent jamais position face aux autres dieux, ils se contentent de s'attacher à "El".

 

Ce Dieu des patriarches n'était pas inconnu des autres peuples, il était même craint, ce qui n'est guère étonnant si l'on considère que "El "était le dieu principal du panthéon cananéen. Dans la Genèse 12, Abraham prétend que Sarah est sa soeur pour éviter que Pharaon ne le tue pour s'emparer de la belle Sarah. Le Pharaon ne se rend compte de la supercherie que sur l'intervention de Dieu ; l'exemple est encore bien plus explicite avec le roi païen Abimélek, il connaît Dieu et le craint (cf. Gn 20 + 21, 22-24) ; de même en Gn 26, 7-11 + 26, 26-30, où nous avons un 'remake' de l'histoire d'Abraham et d'Abimélek, mais, avec, cette fois-ci, Isaac. Dieu semble aussi être connu sous le nom même de Yahvé. Sur la reconnaissance de l'existence d'autres dieux par les Hébreux. (Ps 82, 1 ; Ps 89, 6-8 ; Jb 1, 6 ; Jb 2, 1 ; Jb 38, 7). Chez les Patriarches et les premiers Hébreux, il existait une grande pluralité de noms de divinités, qu'ils rattachaient plus ou moins à leur Dieu d'attachement "El". Cela témoigne bien chez eux d'une conscience plutôt floue de l'idée d'un Dieu unique (cf. El Elyôn - Gn 14, 18-22 ; Nb 24, 16 ; Dt 32, 8 - El Roï - Gn 16, 13.14 - El Shaddaï - Gn 17, 1 ; Gn 28, 3 ; Gn 35, 11 ; Nb 24, 16 - El Olâm - Gn 21, 33 - Pahad - Gn 31, 42 - El Béthel - Gn 31, 13 - Baal Berît - Jg 8, 33 ; 9, 4 - El Berît - Jg 9, 46).

 

Il s'agit donc bien là ce que l'on appelle "hénothéisme", c'est à dire l'attachement à un dieu particulier sans négation de l'existence d'autres dieux. Dieu travaillait progressivement son peuple, le conduisant ainsi sur la route du monothéisme.

 

Allah était en cours d’invention depuis des siècles lorsque l’islam (judaïsme ismaélite) apparut au cinquième siècle. C’était déjà le nom du Dieu unique des Arabes chrétiens. Allah vient de la divinité sumérienne Lilîtu, évoluant en Lilith, puis en Al-ilat, mais aussi de El, Dieu, en akkadien Ilu. Le nom Allah a été masculinisé à partir de al-ilat (déesse) devenu al ilah (dieu). Allah s’écrivait al ihal, car la langue arabe n’avait pas alors la chadda, redoublement de la consonne, pour écrire Allah. De nombreuses formes préfigurèrent ce nom : eloah, alah, elâhon, elah, ilan, allaho, ilahân, il, EL

 

L'islam en investissant les personnages bibliques n'arabise pas seulement les noms, il met en lumière ou délaisse certains épisodes, en ajoute parfois d'autres. Certaines figures proviennent de l'Ancien Testament - Adam (Âdam) et Ève (Hawwâ), Noé (Nûh), Moïse (Mûsâ), Abraham (Ibrâhîm), Salomon (Sulaymân), Joseph (Yûsuf) ; d'autres du Nouveau Testament - Jésus ('Îsâ), Marie (Maryam), Jean Baptiste (Yahya Ibn Zakariyyâ) ; enfin deux sont spécifiques à l'islam, Sâlih et Hud. Seul mortel à avoir parlé directement à Dieu, Moïse est mentionné plus qu'un autre dans le Coran car il a délivré la Loi écrite à son peuple et a fait grand nombre de miracles. Abraham, moins cité, occupe néanmoins la place centrale. Ni juif ni chrétien, il est qualifié de hanîf, c'est-à-dire qu'il adhère au monothéisme originel.

 

LA MONOLÂTRIE

 

L'étape suivante vers le monothéisme fut la monolâtrie (attachement à un dieu national, et donc, concurrent des autres divinité). Avec la monolâtrie, le passage vers le monothéisme se précise. Il n'est plus question de tolérer les autres divinités, on reconnaît certes leur existence, mais, on leur devient hostile, c'est là la grande différence. Du même coup, la divinité nationale, Yahvé pour Israël, est vue comme supérieure aux autres dieux.

 

Cette prise de conscience de la supériorité du Dieu d'Israël, de son côté unique et particulier par rapport aux autres dieux, se fit avec Moïse. Le nom de Yahvé (ou Yaweh, Yawoh, Jéhovah, etc.) prend une importance particulière au regard des autres noms qui lui était attribué, comme "EL", par exemple (Ex 3, 13-15). Yahvé n'est peut-être pas non plus étranger au panthéon sumérien, sous une forme plus primitive, avant les évolutions linguistiques habituelles, Yahvé était probablement connu des sumériens sous le nom d' Enki ou Ea (qui se prononce Eyah), le fameux dieu qui sauva les hommes du déluge, le dieu des eaux, celui qui participa à la création du monde avec Enlil.

Le Dieu unique était donc connu des temps les plus anciens, mais il a été divisé et assimilé selon ses fonctions de créateur et de sauveur en 2 divinités : Enlil et Enki. En somme, les hommes avaient déformé l'image de leur Dieu en plusieurs dieux. Avec Abraham et maintenant Moïse, le processus de rétablissement et de reclarification s'opère. Par Moïse, la "purification" des scories du polythéisme s'intensifie, il demande à son peuple non seulement de s'attacher à Yahvé, mais aussi de rejeter les autres dieux. Ce phénomène de monolâtrie n'était d'ailleurs pas l'apanage d'Israël, ainsi Kamosh était le dieu national des Moabites, Mardouk, celui des Babyloniens, etc. Les Sumériens associaient déjà une divinité particulière à certaines villes. La grande différence toutefois résidait dans le fait que pour Israël Yahvé ne pouvait pas se réduire à un sacré impersonnel étant unique et agissant. C'est à partir de cette constatation que les Israélites finirent par reconnaître leur Dieu comme le Dieu unique du monde et de l'univers.

 

LE MONOTHEISME

 

Le monothéisme est la croyance en un seul Dieu créateur de l'univers avec en parallèle le rejet absolu de l'existence de tout autre divinité. Ainsi dès la Genèse, nous avons le récit d'un Dieu créateur. De même, dans le Deutéronome, certains passages semblent déjà indiquer une prise de conscience de l'unicité de Dieu (Dt 6, 4) ou encore 2 Rois 5, 15.17. Mais, ces références ne sont que des amorces, elles témoignent d'une certaine hésitation entre la monolâtrie et le monothéisme. Il faudra attendre l'exil à Babylone (587-538 av. JC) pour que la maturation soit complète.

 

En exil, les hébreux sont confrontés directement à un environnement où les divinités des maîtres de l'Empire néo-babylonien étaient habituellement représentées par des statues, instinctivement les prophètes les rejetèrent à partir de la longue tradition d'Israël de ne pas représenter Yahvé. Commença alors une réflexion sur l'impuissance des autres dieux, qui manifestement n'étaient que des statues sans grand pouvoir, tout naturellement cette réflexion aboutit au monothéisme.

 

Avec cet exil, nous assistons donc au passage de la monolâtrie de Moïse, proclamant Yahvé (ENLIL + ENKI + AN, la divine triade des sumériens) comme l'unique Dieu d'Israël, tout en se préoccupant assez peu du statut des dieux des autres nations, à l'affirmation claire du monothéisme suivant lequel Yahvé est le seul vrai Dieu, dominant l'univers. C'est pourquoi les citations bibliques les plus significatives tendant à appuyer l'idée de monothéisme se trouvent dans des passages qui ont visiblement été écrits peu de temps avant ou pendant ou encore après l'exil (Jérémie 2, 11 ; Jérémie 16, 19-20 ; Isaïe 43, 10-11 ; Isaïe 44, 6.8 ; 45, 5-7.18.21-22). Dans ces conditions, il n'est pas étonnant qu'Israël ait interprété sa libération du joug babylonien par le perse Cyrus comme étant l'oeuvre direct de Yahvé, qui dirige toutes choses.

 

 

LES DIEUX SUMERIENS

Des divinités encore dans nos esprits

Les sumériens adoraient des centaines de dieux et de déesses qui jouaient un rôle crucial aussi bien au niveau collectif qu'au niveau personnel. Les sumériens établissaient des liens privilégiés avec un ou plusieurs dieux de leur choix. Il ressort de l'étude de leurs textes ou de leurs stèles que ces habitants de Mésopotamie n'hésitaient pas à se tourner vers leurs dieux pour obtenir assistance et protection concernant une foule de choses fort variées.

 

Les récits bibliques des 11 premiers chapitres de la Genèse sont inspirés des légendes et mythes sumériens.

Les dieux sont des êtres célestes, ils rayonnent d’une grande lumière. Ils étaient anthropomorphiques, aussi bien physiquement que dans leur caractère et leurs actions. Liée aux divinités ouraniennes, la symbolique taureau–cornes a une grande importance. Les dieux sumériens paraissent plus immergés dans la nature que ceux des babyloniens. Ils ont gardé à la fois plus de brutalité et de douceur, et un certain amoralisme. Chez les sémites, les dieux s’éloignent des forces naturelles.

 

On constate 3 sortes de divinités, qui trahissent un sentiment de communion intense avec la nature :

 

Les dieux correspondant aux diverses parties du monde (le ciel, la terre, les enfers).

Les divinités astrales (soleil, lune, étoiles).

Les forces de la nature (foudre, ouragan, et les dieux de la fécondité).

 

L’amour entre les dieux était la source de toute vie sur terre, et les poètes sumériens le décrivaient de façon très explicite. C’est évidemment Inanna qui inspire les images les plus érotiques. Mais à l’image d’un souverain, la communication avec les plus grands dieux étant difficile, les sumériens préféraient s’adresser à des dieux plus proches, les dieux "personnels" .A chaque nouvel an, les dieux fixent le sort des 12 prochains mois. Cette fête, à-ki-til, régénère le monde, le purge. Les temples, imago mundi, sont très importants. Leur plan, comme celui des cités, est inspiré par les dieux aux souverains.

 

                Les 4 dieux créateurs :

An ( Anu, Antu ) qui règne sur les cieux.

Enlil ( Ellil ) qui dirige l'air ou l'atmosphère.

Enki ( EA, Nudimmud ) maître des eaux.

+ " Ninhursag " ( Ninmah, Nintu, Mammi, Ki ) déesse de la terre.

 

Les trois divinités astrales :

Nanna ( Sin, Yerah ), dieu de la lune.

Utu Babba ( Shamash ), dieu du soleil.

Inanna " ( Ishtar ), déesse de Vénus.    

 

Nammu (Namma), la Mère, forme les eaux primordiales, on ne sait rien de sa naissance. Elle était considérée comme la déesse de la Mer Primordiale, la Mère qui engendra Enki et An, et par là, le Ciel et la Terre. Bien qu'étant au-dessus de la Triade en terme d'origine (elle engendre), elle ne joua jamais un rôle aussi important que ses fils dans l'histoire des dieux du pays de Sumer.

 

 

La Divine Triade: An " ( Anu, Antu ), Enlil " ( Ninlil ), Enki " ( Ninki, EA ). Le pouvoir suprême était divisé à part égale entre ces trois divinité, ce qui n'était pas le cas, " An " étant le dieu le plus puissant des trois.

 

Les 7 dieux " qui décrètent le destin " se subdivisent eux-mêmes en deux sous-catégories ( Une Parèdre : (n.f. et adj.) est une divinité associée, à un rang subalterne, au culte et aux fonctions d'une autre divinité).

 

L' Annunnaki est l'appellation collective pour les 50 grands dieu fils de An.

 

Les Igigi , juste au-dessus des hommes, sont des dieux prolétaires au service des 50 grands dieux.

Ces dieux sont représentations des forces de la nature ne transcendent pas la nature, ils la représentent seulement, à l'inverse du Dieu biblique. La hiérarchisation des dieux ne repose pas uniquement sur leur importance les uns envers les autres mais se fonde également sur leur rôle respectif. Ainsi, les dieux sont classés en créateurs, en divinités qui dirigent le destin, etc. expliquant la présence de certains dieux à plusieurs endroits de la pyramide. Leur classification dépend aussi de leur nature.

 

Chacun a une représentation symbolique que l'on retrouve sur les sceaux cylindres et sur les monuments. Les dieux secondaires représentent les forces animistes présentes dans la nature ainsi que les divinités protectrices personnelles, les esprits qui œuvrent dans l'imagination quotidienne des citoyens sumér puis babyloniens. Les dieux étaient conçus à l'image des hommes et rarement, voire jamais, représentés sous un aspect qui n'était pas anthropomorphe.. Ils n'étaient pas tout-puissants non plus et leurs comportements sont loin d'être raisonnables en toutes circonstances, ces divinités étaient davantage considérés comme des " sur-hommes " que comme des dieux. La structure du panthéon sumérien peut aisément se comparer à une structure pyramidale très hiérarchisé, ce qui devait d'ailleurs être plus tard une constante de toutes les religions polythéistes de l'Antiquité.

 

Sumer, par l'influence de sa littérature, étaient encore vénérés jusqu'à l'époque Assyro-babylonienne, certains dieux sumériens sont familiers de la Bible, puisque celle-ci les mentionne dans le panthéon des peuples polythéistes ennemis des hébreux. Avec la religion sumérienne on touche à l'origine de ces dieux. On les voit apparaître sous leur forme et leur nom primitifs. Le récit apparaît ainsi bien plus fantastique et énigmatique chez les smuériens que dans la Bible qui l'adapte au monothéisme. Dans la principale ville OUR il y avait deux temples dédiés à " Anou ", le dieu suprême et à " Inanna ", la déesse de la fertilité et de l'amour. C'étaient les édifices religieux principaux de la ville. Il semble qu'à cette époque chaque ville eut ses dieux ou déesses. Ainsi " Enlil ", le dieu de l'atmosphère était vénéré à Nippur tandis que Nanna, le dieu de la lune l'était à Our. Chaque dieu principal avait sa famille et chaque membre de cette famille possédait un temple de moindre importance ou une simple chapelle.

 

 

NAMMU ( NAMMA )

 

                Déesse primordiale, qui existe depuis le début. C'est la déesse de la mer, des eaux profondes, d'où elle a engendré le Ciel ( An ) et la Terre ( Ki ).

 

AN ( ANU )

 

                An signifie " ciel " et " divinité ". Il règne par excellence. Son chiffre est le 60 il est représenté avec une tiare à cornes, il est adoté à Babylone. Sa parèdre est Antu: des démons et annunaki naissent de ce couple, cependant sa parèdre la plus répandue est Ishtar. On lui rattache Enlil, Nergal et Sin. Le premier mois de l'année lui est consacré chez les babyloniens, en commémoration de la création du monde (les assyriens lui substituent Ashur, Anu partage le temple avec Adad). Il aurait remplacé Enlil vers ~2300 à la tête du panthéon. Sa ville dévouée est Uruk où il est célébré avec Ishtar.

 

La Swastika nazi est à l'origine un symbol du dieu AN

 

ENLIL ( ELLIL )

 

 

Aux côtés de " An "et de " Enki " il compose la triade suprême suméro-akkadienne. Il est le seigneur-souffle, divinité de la terre ferme. Il est représenté avec une tiare à cornes et symbolisé par le chiffre 50. Divinté violente et active, il est l'auteur du Déluge et il fixe les destins. Il règne à Sumer avec sa parèdre, Nin-Lil, sa ville dévouée étant Nippur. Vers ~2230, Anu le remplace à la tête du panthéon et Marduk l'absorbe au ~XII°. Il est alors remplacé, en Assyrie, par Assur.

 

ENKI ( EA )

 

 

Aux côtés de" An " et de" Enlil " il compose la triade suprême suméro-akkadienne. Il apparaît dàs les textes sumériens (les assyro-babyloniens le nomment Ea).

 

Il règne sur l'abîme des eaux profondes (sur lequel repose la terre) et est représenté en tant que chèvre-poisson. Sa ville dévouée est Eridu mais son culte s'étend rapidement. Il règne également sur les sources et fleuves et devient le maître des magiciens (grace au pouvoir incantatoire de l'eau). Il a transmis sa science à son fils " Marduk ". Il apparaît comme le créateur de l'humanité et son protecteur face à Enlil. Sa parèdre est Ninki, il est symbolisé par le poisson et le chiffre 40.

 

C’est grâce aux druides Wallans, les seigneurs des bois, que fut introduite sur les îles britanniques la culture de Barat An-na, femme du dieu sumérien Anu et mère de Enki (Seigneur-Adon-Baal). Son nom raccourcit en « Britanna ». Dans le royaume phénicien, elle était représentée assise au bord de la mer, tenant une torche de feu, et à côté d’elle se trouvait un coquillage rond portant la croix de la Rosi-crucis. Sa torche est devenue un phare et la Rosi-crucis de son coquillage a été modifié pour devenir l’Union Jack. Mais après tout ce temps, elle est toujours la Déesse Mère du pays, la Dame de la pierre de feu : Britannia.

 

NINHURSAG ( KI )

 

                La déesse " Ki " ( Ninhursag )" ce qui veut dire la terre, est la reine des montagnes. C'est une déesse de fertilité qui a créé toute la végétation. Ninhursag est l'un des membres les plus âgés du Panthéon sumérien et a des titres prestigieux comme la " mère des dieux " et '" la mère de tous les enfants ". Elle s'appelle également " Ninmah ", " Nintu " ou encore " Mammi ". Elle était la déité des gouverneurs sumériens, qui se sont dénommés comme des " enfants de Ninhursag ". Sous la direction d'Enki, elle participe à la création des Hommes dans un texte sumérien tardif. Sous l'appelation " Nintu ", elle est la déesse des accouchements.

 

NANNA ( SIN - YERAH )

 

                Divinité sumérienne de la Lune, sa parèdre est Ningal. Il est représenté par la lune et symbolisé par un croissant et le chiffre 30. Ses villes dévouées sont Ur et Harran. Sîn est assimilé à Nanna chez les Babyloniens. Sîn mesure le temps et c'est à lui de faire se terminer dans les soupirs et dans les larmes les jours, les mois et les années des rois coupables. Son symbole est le croissant lunaire. Ses villes saintes étaient Ur, où il est honoré sous le nom de Nanna et Harran, d'où son culte s'est répandu dans les pays araméens.

 

UTU UBBA ( SHAMASH )

 

 

Divinité sumérienne de la justice, sa parèdre est Aja. Il est représenté par le Soleil et symbolisé par un disque solaire et le chiffre 20. Ses villes dévouées sont Larsa et Sippar. Shamash était le dieu-Soleil en Mésopotamie, appelé Utu Babba chez les Sumériens, il est avant tout le juge suprême dont les enfants sont Kittou et Mesharou, la justice et le droit. On le considérait comme le dieu de la justice, car de sa position dans le ciel il pouvait voir tout ce qui se passait sur la terre.

C'est probablement pour la même raison qu'on le considérait aussi comme le dieu qui connaissait l'avenir et qui pouvait le révéler à l'humanité au moyen des entrailles d'un mouton sacrifié. Ce rôle l'impliquait directement dans les décisions politiques et sociales prises par les rois. Il dicte lui-même aux rois les lois équitables. Son symbole est un disque orné d'une étoile à quatre branches séparées par des faisceaux de rayons ondulés. Il est caractérisé sur des monuments et des cylindres par des flammes qui s'élèvent au-dessus de ses épaules. La légende dit qu'il épousa " Ishtar " (Innana) sa soeur .

 

INANNA ( ISHTAR )

 

Ishtar est la divinité féminine la plus importante (son nom vint à signifier simplement "déesse") du panthéon assyro-babylonien, Ishtar symbolise la guerre et l'amour. Elle serait l'équivalent de Inanna en Sumer. Elle est représentée par une moitié de porte en roseaux. Elle manifeste son attachement à sa cité: elle dérobe à Enki les décrets divins qui font de sa ville la première du monde (elle protège donc logiquement contre les attaques étrangères). Une autre tradition lui donne comme époux Dumuzi (un berger) et non un agriculteur. Son ambition est vindicative: voulant s'emparer du royaume des morts, elle échoue et y perd son époux.

Refusée par Gilgamesh, elle tient une place importante dans l'épopée homonyme. Elle fut la reine des cieux pour les sumériens, étant symbolisée par une étoile dans un cercle, par le chiffre 15, par la planète Vénus et représentée avec un arc, une flèche et un lion. Présente à Uruk, son culte gagna l'Assyrie et la Syrie euphratéenne (où elle sera renommée Ashtartu).

 

Inana était avant tout renommée pour être la déesse de la liberté et de l'indépendance personnelle, sans oublier bien sûr son titre de déesse de l'amour. Elle était donc, à cause de ces titres et de ce pouvoir d'être une déesse personnelle pour ceux qui l'invoquaient pour des requêtes précises, la déesse des " immigrants " qui se rendaient à Babylone.

 

L'histoire ancienne relate des rituels comme celui du roi qui devait entretenir une nuit de relations sexuelles avec Ishtar, une déesse qui était censée descendre depuis les cieux, de Sirius dans les Pléiades, dans un objet, (un OVNI), ayant la forme d'un croissant. Cette cérémonie du " mariage secret " se tenait au Festival du Nouvel An pendant une nuit entière au terme de laquelle le roi était reconduit pour une année entière. L'échec n'était pas permis et pouvait coûter la vie au roi. Ishtar était représentée avec une coupe ou avec une torche en main, une couronne sur la tête puisqu'elle était " reine des cieux ", chargée de bijoux et vêtue de pourpre et d'écarlate comme le relatent les versets Johanniques.

 

Cette relation entre un être humain et une " extra-terrestre " est une image seulement inversée dans ce genre d'abominations, de celle que relate Genèse 6 avec les fils de Dieu et des filles des hommes:

" [...] Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu'ils choisirent. Alors l'Éternel dit: Mon esprit ne restera pas à toujours dans l'homme, car l'homme n'est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans. Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu'elles leur eurent donné des enfants: ce sont ces héros qui furent fameux dans l'antiquité ". (Genèse 6/1-4).

 

Selon un certain nombre d'historiens instruit du contenu de tablettes cunéiformes Sumérienne, elle n'avait jamais été mariée, n'avait jamais conçu d'enfant et ne pouvait prétendre être une " déesse mère " d'où serait issu le culte marial mais plutôt la promotrice de toutes les formes de sexualité, incluant toutes les perversités possibles. Parce qu'elle était la déesse principale vénérée à Babylone, Ishtar était la déesse des prostituées et un temple lui était dédié à ce titre. Ce statut de prostituée " sacrée " la distingue de la déesse Sémiramis, plus mythique certainement que la femme de Nemrod, dont le culte apparenté est plus directement lié à celui dune " Vierge à l'enfant ". Avoir des relations sexuelles avec une prêtresse de ce temple permettait d'être lavé de tout péché et le " pénitent " devait alors s'acquitter d'un don.

 

Elle est la sœur de Shamash, dieu de la lumière, et en même temps d'Ereshkigal, la divinité du monde infernal. Elle était adorée à Ourouk la capitale où son culte supplantera celui de son père Anou, Fille de Sîn, elle a pour emblème une étoile; aussi une déesse guerrière, debout sur un ou deux lions, elle porte le carquois; d'une main elle tient une arme courbe et de l'autre un sceptre. Son temple à Babylone s'appelait l'Etourkalama, la "maison qui est la bergerie du pays". Les cérémonies qui s'y déroulaient avaient une forte connotation érotique et semblaient plutôt liées à la prostitution sous ses formes sacrée et profane.

 

Chez les Assyriens, elle revêtait deux visages bien différent. Elle était d'abord la déesse de l'amour et du sexe sans être cependant ni la patronne du mariage ni la déesse-mère. Sa personnalité a vraisemblablement absorbé d'autres déesses. Elle incarne la femme par excellence : belle, voluptueuse mais aussi versatile, perfide et sujette à la colère. Ses amants sont sans nombre, demi-dieux comme Dumuzi ou simples mortels qu'elle séduit avant de les rejeter aux Enfers en les transformant en animaux répugnants. Elle disposait de deux sanctuaires très renommés, celui d'Arbèles et surtout celui de Ninive. Elle était ensuite la déesse de la guerre, qui assistait le roi et marchait à ses côtés. Cet aspect belliqueux lui vaut d'être représentée debout sur un lion ou une lionne brandissant un poignard à lame courbe (harpè).

 

Parèdre du dieu Bêl dans le panthéon ouest-sémitique, c'est pour elle que l'on pratique, sur les hauts lieux , la prostitution sacrée, qui vise, à accroître, par analogie, la fertilité du sol et la fécondité des troupeaux. Les Grecs l'assimileront à Aphrodite, les romains à Vénus. Ishtar est aussi connue sous le nom Biblique d' " Astarté " ( étoile ) la divinité féminine principale des Phéniciens adorée pour la guerre et la fertilité. La " statue de la liberté " à New-York est une représentation moderne d'Ishtar : la déesse des immigrants qui se rendent à Babylone. Voir : La statue de la liberté

 

NINURTA

 

 

Ninurta est la divinité babylonienne ( d'origine suméro-akkadienne ) de la guerre et de la chasse, mais aussi de la pluie ... , il a comme parèdre " Gula " ( déesse de la médecine ). Il apparaissait comme le champion des dieux, vainqueur des monstres.

 

Il fut connu sous le nom de Ningirsu à Lagash, son culte gagna l'Assyrie vers ~1000. La cité de Kalah lui était dévouée depuis Ashur-Nasir-Pal I. Il est représenté par l'ouragan et symbolisé par un sceptre à double tête de lion et le chiffre 50.

 

GIBIL ( GIRRU )

 

                Divinité suméro-akkadienne. Il est représenté par le feu et symbolisé par une lampe.

 

ISHKUR ( ADAD )

 

                Divinité sumérienne représentée par l'orage et symbolisée par la foudre et le chiffre 10. Sa parèdre est Shapash et sa ville dévouée est Ur. Ishkur est le dieu des phénomènes climatiques tels que le régime de la pluie, et surtout l'orage ( son symbole est la foudre ), et la tempête. Son pendant babylonien était " Adad ", qui occupait les mêmes fonctions ( surtout la pluie ). Sa parèdre est Shalla. Grâce à ses fonctions, il assure la bonne conduite des récoltes, malgré les malheurs qu'il peut causer en contrepartie. Il a eu une certaine importance, bien qu'inférieure à celle des dieux précédents. Il est associé à des dieux étrangers tels que le canaanite Hadad, le hurrite Teshub et le phénicien Baal, voire le syrien Dagan. Il était de ce fait assez populaire en Syrie ( il avait un temple important à Alep ).

 

NERGAL

 

                Divinité babylonienne ( d'origine suméro-akkadienne ) très importante, il est le maître des enfers. Sa ville dévouée est Kutha et son culte est attesté dès Shulgi. Il fut adoré à Lagash, Larsa et Ur. Les théologiens le confondirent avec Meslamtaéa et en firent le fils de Enlil. Sa parèdre était Mamitum ou Ninshubura. Le mythe classique explique comment il fut séduit par Ereshkigal et dû ainsi partager le royaume des morts. Il devint peu à peu dieu de la guerre et de la peste ( il est représenté par l'épée ou un sceptre à tête de lion, dévorant les hommes ). Il juge l'humanité aux enfers. Il fut exalté par des hymnes vers ~1000 et des louanges. On lui attribue la planète Mars. Il concurrence, en Elam, Inshushinak jusqu'à ~2000; il fut adoré en haute Syrie vers ~2300 et intégra le panthéon de Mari. Il prit une place prépondérante en Assyrie en tant que dieu de la guerre ("activité" favorite des assyriens). Les syro-palestiniens l'assimilent à Reshef.

 

DUMUZI ( TAMMUZ )

 

                Dieu-berger, protecteur des pasteurs. Divinité agricole, il est représenté par la végétation, symbolisé par le serpent et le palmier. Sa ville dévouée est Uruk. Il est sans doute un ancien roi d'Uruk qui a été divinisé. Il est l'époux de la déesse Inanna / Ishtar. Dans la Descente aux Enfers de cette dernière, il subit son courroux, et se retrouve à passer la moitié de l'année sous Terre. Il devient alors une divinité chtonienne. Il deviendra Adonis chez les Phéniciens et les Grecs.

 

MARDUK

 

                Marduk était le dieu de Babylone. Il hérite des sciences de la magie et de la compassion de son père, il est le souverain des dieux et des hommes. Marduk fut à l'origine une divinité agraire et n'acquerit son statut national que sous Nebuchadrezzar. Marduk s'approprie le rôle de Enlil ( Nippur ) et son pouvoir divin suprême et actif. Il est cristallisé par le Dragon, Jupiter, la houe et le chiffre 50. Son fils est Nabu, divinité de l'écriture et maître des scribes (d'où son importance, corrélative au grand pouvoir des scribes). Marduk sera nommé " Bel " à la basse-époque. Les assyriens lui manifestent un grand intérêt, et seul Nabu-Naid chercha à remplacer son culte (par celui de Sin). Marduk, le " roi des dieux " ne disparut que par la ruine de Babylone.

 

Il partageait ainsi avec son père la fonction de dieu de l'exorcisme, sous le nom d' " Assaluhi ", ancien dieu sumérien des incantations auquel il e été assimilé.

 

NABÛ

 

                Il est le dieu de l'écriture, des sciences et des arts. A l'époque Néo-assyrienne, il acquit une grande importance, sans doute pour l'opposer à son père Marduk. A l'époque Néo-babylonienne, il tendit à devenir le premier des dieux du panthéon mésopotamien, certains milieux lui faisant prendre la place de son père malgré l'opposition du clergé babylonien. Nabuchodonosor lui-même combla son temple. Nabû était le dieu de la sagesse et de la médecine, et aussi des sciences occultes. Comme Enlil, il dispose des tablettes de la destinée et décide donc de la durée de la vie des hommes.

Nabû disposait de temples dans les grandes villes assyriennes et même d'une ziggurat à Dur-Sharrukîn. Mais il était avant tout le dieu tutélaire de Borsippa, et résidait dans l'Ezida, le " temple pur ".

 

ERESHKIGAL

 

                Fille de " An " ( Anu ) et de " Nammu ". Son époux est " Nergal " ( Gulalamma ). Ereshkigal, " la dame de la Grande Ville ", est la jumelle maléfique d' " Enki " ( Ea ).

 

Elle était à l'époque sumérienne la seule maîtresse du monde souterrain (elle est alors la parèdre de Gugalamma), et Nergal est devenu son mari simplement à l'époque akkadienne, comme l'atteste une légende expliquant comment il a d'abord été son ennemi avant de la séduire et de l'épouser pour prendre le trône des Enfers. Ereshkigal était la déesse de l'obscurité, de la mort, le juge du monde souterrain. Ils étaient tous deux vénérés dans leur temple principal, l'Ekishibba, situé dans la ville de Kish.

 

BARAT AN-NA

 

                Les druides Wallans, les seigneurs des bois sur les îles britanniques, iintroduirent la culture de " Barat An-na ". Son nom raccourcit en " Britanna ". Dans le royaume phénicien, elle était représentée assise au bord de la mer, tenant une torche de feu, et à côté d’elle se trouvait un coquillage rond portant la croix de la Rosi-crucis. Sa torche est devenue un phare et la Rosi-crucis de son coquillage a été modifié pour devenir l’Union Jack. Elle est toujours la Déesse Mère du pays, la Dame de la pierre de feu de la Grande Bretagne: " Britannia ". C'est elle que l'on voit sur la pièce de 1 penny anglais, assise sur l'union Jack avec derrière, un phare.

 

NINLIL

 

                Elle est la déesse de Tummal, un district de Nippur. Elle sera rapprochée de Ninhursag ( Ki ).

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Catégorie : Les Sumériens
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